Rangée arrière, de gauche à droite : Denis Turenne, Rita Carriere, Suzanne Taillefer et Joanne Gagnon. Rangée en avant, de gauche à droite : Julie Gagnon et Jacqueline Moquin. (photo : Gracieuseté)

Repoussée pour cause de pandémie, la famille Gagnon prépare la célébration de son arrivée à La Broquerie. Voilà plus d’un siècle que la famille s’est installée dans cette partie de la province. Pour l’occasion, la famille attend du monde et pourquoi pas même découvrir de nouvelles têtes.

Par Jonathan SEMAH

Les liens entre la famille Gagnon et le Canada ne remontent pas d’hier. Le premier de la lignée dont il est question, Robert Gagnon, est arrivé au Canada de France au 17e siècle. Des documents retrouvés par la famille montrent que leur ancêtre a acheté des terres sur l’île d’Orléans au Québec en 1656. Julie Gagnon, à l’initiative des retrouvailles de la famille pour ce centenaire, raconte la suite de l’histoire.

« Robert a fait une bonne partie de sa vie là-bas. En avançant plusieurs années plus tard, on trouve des mouvements du côté de mon arrière-grand-père, Henri. Pour des raisons financières et des recherches d’emploi, lui et sa femme, Philomène, sont allés à Boston aux États-Unis.

« Ils ont eu quatre enfants, l’un d’eux est mon grand-père, Paul-Émile. Puis de Boston, ils sont revenus au Canada et se sont installés à Saint-Boniface. De Saint-Boniface, la famille est allée à Otterburne et enfin La Broquerie en 1920. »

C’est donc ça que célèbre la famille Gagnon : leur centenaire à La Broquerie. La famille Gagnon en est désormais à sa 13e génération depuis Robert Gagnon. Très portée sur l’histoire, la famille Gagnon avait d’ailleurs écrit un livre au début des années 2000 pour retracer leur parcours. Mais, à l’aube de célébrer ce centenaire, qu’est-ce qui a motivé Julie Gagnon pour réunir toute la famille?

Henri et Philomène Gagnon avec leurs quatre garçons : Eloi, Nestor, Paul-Emile et Arthur, devant leur maison sur la rue Ritchot à Saint-Boniface en 1916. (photo : Gracieuseté)

« Surtout au moment des fêtes, je consulte ce livre et je me replonge dans l’histoire de ma famille. En 2020, je me suis rendu compte que ça faisait tout pile 100 ans qu’ils se sont établis à La Broquerie et la plupart d’entre nous y sont encore aujourd’hui. Alors, j’ai écrit à plusieurs de mes cousins, cousines et j’ai proposé l’idée. »

La famille, qui n’avait pas eu de très grands rassemblements depuis le lancement de son livre, a accueilli très chaleureusement cette idée. Tous les membres contactés ont répondu très positivement à l’appel de Julie Gagnon.

« La vie est courte et la pandémie nous a évidemment empêchés de faire cette grande réunion. Mon père Gérard a 79 ans et entre-temps nous avons perdu une de nos tantes. Alors, on s’est dit qu’on devait faire cette grosse party!

« Depuis qu’on a eu cette idée, on a vraiment hâte d’y être. On crée même des comités non officiels dans lesquels chacun à son rôle à jouer. On a une page Facebook pour notre famille. On y partage des photos et des nouvelles. »

| Des nouveaux membres dans la famille?

Par ce grand rassemblement, prévu le samedi 3 septembre 2022 à La Broquerie, Julie Gagnon, et d’autres membres de la famille, espèrent peut-être trouver de nouveaux Gagnon.

En effet, la famille a une riche histoire et peut-être des cousins, des cousines, des oncles ou des tantes que la famille pourrait découvrir à cette occasion.

«Il y a des Gagnon que je ne connais pas. J’ai essayé d’enquêter avec les médias sociaux de trouver d’autres branches de la famille, mais sans succès. Mais je suis certaine qu’à Winnipeg, au Manitoba ou peut-être plus loin, il y a des Gagnon qui font partie de notre lignée et qui ne savent pas qu’on va faire cette grande fête. Ça serait tellement beau de les voir! » (1)

Sans compter les peut-être “nouveaux” Gagnon, ce rassemblement devrait réunir 80 à 90 personnes.

« On va faire des jeux, de la musique et on va se raconter des anecdotes sur notre famille. On va partager le souper, chacun amène des plats, ça va être vraiment le fun! »

Au-delà du côté festif, la famille Gagnon veut donc profiter de cette occasion pour se souvenir et aussi partager avec les plus jeunes membres de la famille. C’est eux qui dans quelques années devront partager cette longue histoire.

« J’avais un oncle qui était très fort pour organiser ce genre de grande fête. Quand il est décédé il y a quelques années, ça a ralenti les choses et ça a laissé un gros vide dans notre famille. J’ai réalisé tout ça en 2020 et nous avons été élevés comme ça. Alors, il faut le faire, au moins pour les plus jeunes générations qui doivent connaître notre histoire et rencontrer les membres de cette grande famille. »

(1) Pour contacter Julie Gagnon, vous pouvez lui écrire par courriel : gagnonjulie14@yahoo.ca

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