Amélie Tétrault va participer au Festival le 22 août. (photo : Marta Guerrero)

Amélie Tétrault va participer pour une deuxième année consécutive au Festival International de la chanson Granby (FICG) dans le volet Jamais trop tôt qui aura lieu le 22 août au Palace de Granby au Québec. La jeune franco-manitobaine interprétera une chanson francophone lors de ce festival.

Par Sonia ROUSSAULT

Amélie Tétrault est en effervescence à l’idée de retourner participer cette année au festival : « J’avais déjà participé à ce festival l’année dernière à l’occasion de la 10e édition. J’ai hâte d’y retourner cette année. C’est une expérience incroyable qui a changé ma perception de l’industrie de la musique franco-canadienne. C’est aussi une belle occasion pour rencontrer d’autres personnes qui partagent ta passion. »

La chanson qu’elle va interpréter, Le souci de Marie n’a été dévoilée que très récemment à la jeune franco-manitobaine : « J’ai su ce que j’allais interpréter seulement au début du mois d’août. Cela me laisse le temps de pratiquer avant d’arriver au festival. Cette chanson a été écrite par Juliette Mini de Terre-Neuve- et-Labrador et composée par Salomé Leclerc du Québec. C’est une chanson de style alternatif pop.

« Participer au FICG est une belle expérience qui me permet de solidifier mes bases et de me sentir plus à l’aise. Cela me donne aussi une opportunité d’être connu sur la scène québécoise et d’établir des connexions dans d’autres provinces. »

| Un volet pour les jeunes

Le Festival International de la chanson Granby (FICG) comporte différents volets. Celui de Jamais trop tôt est destiné aux jeunes francophones canadiens de 14 à 17 ans. 24 chansons seront présentées le 22 août. Des interprètes sont sélectionnés à travers le Canada tout comme des auteurs.es de textes.

Roxanne Tardif, chargée de projets au FICG. (photo : Gracieuseté)

Roxanne Tardif, chargée de projets au FICG, explique la mission du festival : « Notre but est de faire découvrir, de développer et de promouvoir la relève de la chanson francophone au Canada.

« On a le devoir de faire en sorte que les jeunes prennent connaissance que la francophonie, ce n’est pas juste qu’au Québec, c’est dans tout le Canada. On veut montrer aux jeunes qu’avec le projet Jamais trop tôt, même si le français est minoritaire dans le milieu où ils vivent, la langue française est vivante et est partout. Ça donne aux jeunes un sentiment d’appartenance. On veut inclure toute la francophonie. »

Le projet pancanadien Jamais trop tôt, cette année en est à sa 11e édition. Roxanne Tardif continue : « Il y a plusieurs étapes à ce projet qui dure quasiment un an et demi. Ça commence avec l’écriture du texte. 

« On rentre dans les écoles, on offre des ateliers d’écriture aux jeunes et on leur demande d’écrire des chansons sur le sujet de leur choix. Certains vont aborder des sujets de société, de politique, leurs passions, etc. Cette année, nous avons reçu 1 255 textes, on doit en sélectionner 24 pour pouvoir les faire interpréter en musique. »

Cette année, un texte d’une jeune franco-manitobaine a été retenu pour être interprété en chanson. Roxanne Tardif poursuit : « Le texte s’intitule  Flotter dans les nuages, il a été écrit par Megan Sobkowich du Collège Jeanne-Sauvé. Sa chanson a été mise en musique par Pierre Guitard, un artiste originaire du Nouveau-Brunswick, et sera un bon folk-pop accrocheur. Le tout interprété par Charlie-Rose Fradette du Québec.

Megan Sobkowich, a été surprise de voir son texte selectionné. « Ce texte est écrit dans ma langue secondaire, le français, et c’est la première chanson que j’avais écrite! Ma chanson parle du sentiment d’être avec quelqu’un qui vous comprend parfaitement et qui fait sembler que tous vos soucis sont insignifiants. »

Megan Sobkowich du Collège Jeanne-Sauvé. (photo : Gracieuseté)

Roxanne Tardif poursuit : « On demande à des artistes qui ont anciennement participé au volet du grand concours du FICG de mettre en musique ces textes-là. Ensuite, nous sélectionnons 24 jeunes de toutes les provinces et territoires. Ces jeunes-là vont venir passer un séjour de six jours de formation, à l’Université Bishop’s à Sherbrooke, pour pouvoir mettre en scène le spectacle Jamais trop tôt. »

Pour sélectionner les interprètes, le FICG travaille en partenariat avec des organismes dans chaque province. Roxanne Tardif explique : 

« Au Manitoba, on travaille avec le 100 NONS, de leur côté, ils font des auditions, des évènements, pour sélectionner l’interprète qui participera au projet Jamais trop tôt. 

« L’année passée, Amélie Tétrault avait déjà été sélectionnée. C’est une jeune qui a un très grand talent, on a hâte de pouvoir travailler avec elle à nouveau. Ce qui est le fun de retravailler avec des jeunes artistes plusieurs fois, c’est qu’on peut se permettre de les mettre au défi, et de les pousser en dehors de leur zone de confort. »

Le spectacle Jamais trop tôt sera diffusé en direct sur la page Facebook du FICG, ainsi que sur le site web le 22 août. 

« La diffusion sur ces plateformes est gratuite. En présentiel, les billets sont en vente au coût de 15 $ », ajoute Roxanne Tardif. 

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