Norbert Ritchot. (photo : Raphaël Boutroy)

Bénévole tout au cours de sa vie et dans une multitude de contextes différents, Norbert Ritchot raconte son histoire et partage sa perspective face au bénévolat.

Par Raphaël BOUTROY

Norbert Ritchot a vécu au Manitoba toute sa vie, il habite maintenant à Sainte-Anne depuis une cinquantaine d’années. Il a commencé à faire du bénévolat jeune et ne s’est pas arrêté depuis. Il s’est aussi servi de sa carrière d’enseignant pour faire du bénévolat.

Le bénévolat est un trait familial dans la famille Ritchot : « Mon père faisait beaucoup de bénévolat, à l’époque on n’y pensait pas comme ça, il aidait tout simplement les gens. Moi non plus je n’y pense pas trop, c’est une chose que je fais », explique Norbert Ritchot.

Au fil de sa vie, peu importe combien il était occupé, Norbert Ritchot s’est poussé à faire du bénévolat : « Je fais plus de bénévolat maintenant que je suis à la retraite. J’en faisais avant aussi, souvent dans le cadre de l’enseignement. » 

La transmission du bénévolat au sein de la famille se poursuit, comme le père de Norbert Ritchot lui a donné le goût de faire du bénévolat, Norbert Ritchot donne le goût à ses enfants d’en faire. « Le chemin que suivent mes enfants en bénévolat partage une certaine similarité avec le mien », remarque Norbert Ritchot.

| Une panoplie d’activités

En apparence, la conception la plus courante du bénévolat propose un partage à sens unique, le bénévole donne à l’autre. Norbert Ritchot n’adhère pas à cette idée : « Pour moi, c’est naturel de faire du bénévolat. C’est une activité que je veux faire et qui me nourrit comme individu, j’aime aider et j’aime entrer en contact avec les gens ». 

Doué en réparation et en construction, Norbert Ritchot insiste sur l’importance de s’appuyer sur ses forces : « Si je suis capable de faire une chose et je vois que cette chose a besoin d’être faite, je vais m’en occuper. Je n’aime pas trop laisser trainer les choses, je me dis souvent que si je ne le fais pas tout de suite je ne sais pas qui d’autre s’en occupera ».

Le bénévolat de Norbert Ritchot a connu plusieurs formes différentes : « Je faisais des camps de trois ou quatre jours avec les jeunes, on partait camper et ce n’était pas vraiment le programme prescrit, mais je voulais fournir une bonne expérience aux jeunes ». 

Une fois à la retraite, il a élargi ses projets de bénévolat : « Je fais du travail avec la banque alimentaire, avec l’Église de Sainte-Anne et son cimetière, pendant un temps je suis même allé construire des maisons en République dominicaine grâce à un programme de l’Église. »

Pour Norbert Ritchot, le bénévolat est fondamental à une communauté : « Sans bénévolat, tout s’effondre! Ou, au moins, ce ne serait pas beau. À Sainte-Anne, ce sont des bénévoles qui rasent le gazon, qui ramassent les déchets sur les routes et qui alimentent la banque alimentaire en main d’oeuvre. »

| Plusieurs types

Parmi les activités de bénévolat, il existe une gamme : « Il ne faut pas voyager à l’autre bout du monde pour faire du bénévolat, il se fait partout et de bien plus de manières qu’on le croit ». 

L’idée de la gamme est cohérente avec le bénévolat que Norbert Ritchot a fait au cours de sa vie et dans ce qu’il observe chez les autres.

Il insiste sur le fait qu’il existe une variété de types de bénévolat : « Ce n’est pas une action grandiose, c’est d’interagir gentiment avec les gens, même glisser un petit compliment, les gens aiment ça, ça ne nous coûte pas cher et ça peut aider plus que ça en a l’air. »

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