Jenny Motkaluk est candidate à la mairie. (photo : Ophélie Doireau)

Si le nom de Jenny Motkaluk vous est familier c’est parce que ce n’est pas la première fois qu’elle se présente pour devenir maire de Winnipeg. Après une première campagne en 2018, où elle est arrivée deuxième, elle tente de nouveau sa chance. Cette fois-ci, elle souhaite montrer la capacité d’un leadership collaboratif.

Par Ophélie DOIREAU

Initiative de journalisme local – Réseau.Presse – La Liberté

Dans le discours de Jenny Motkaluk, ce qui ressort principalement c’est l’envie d’unir les Winnipégois. C’est dans cette optique qu’elle souhaite devenir maire. « Je crois en Winnipeg et je crois en les Winnipégois. Je pense que les Winnipégois ont le pouvoir de réaliser des choses exceptionnelles lorsqu’ils travaillent ensemble.

« J’ai vu de mes propres yeux de quoi étaient capables les Winnipégois. Aujourd’hui, il y a ce sentiment de division qui règne. Beaucoup de politiciens ont favorisé cette division, sauf que ce n’est pas possible d’avancer ensemble pour Winnipeg lorsqu’il y a ce sentiment. »

Avant de proposer des idées, Jenny Motkaluk a, avant tout, des motivations pour la Ville de Winnipeg. « Ce que je souhaiterais, c’est encourager et inspirer les Winnipégois à investir davantage dans notre ville pour la faire grandir.

Je ne dis pas que ce sera facile, rien n’est facile dans la ville. Mais la réalité c’est que nous sommes dans une société post-COVID-19 et que Winnipeg est en compétition avec toutes les autres villes canadiennes. Alors comment faire pour que les investisseurs veuillent venir chez nous? Nous devons travailler à ce que notre économie soit attrayante tout en protégeant nos investissements.

« Nous devons aussi célébrer les Winnipégois et leurs réalisations. La Ville de Winnipeg devrait être célébrée pour ce qu’elle est également. Les personnes ont choisi de vivre ici, elles ont choisi de s’impliquer dans leur communauté, elles ont choisi d’établir des entreprises, des organismes. C’est important de reconnaître ce qui est fait. »

Si les motivations de Jenny Motkaluk sont claires, son programme pour y parvenir reste flou. Elle explique que plus de détails seront disponibles au plus près de l’élection. Elle n’était donc pas en mesure de discuter du financement de ses idées, de la part des contribuables.

Cependant Jenny Motkaluk insiste sur un point : la reddition de compte de la Ville de Winnipeg. « Au fil des années, on a entendu parler de transparence et d’autres mots dans le même champ lexical. Mais aucun qui ne signifie reddition de compte. Pourtant c’est certainement le plus important. Les conseillers municipaux ont été élus pour représenter leur quartier, les électeurs sont en droit de leur demander de la reddition de compte. Si je suis élue, c’est quelque chose que je veux mettre en place. Il est important que les Winnipégois puissent avoir confiance en leurs élus. »

Une grosse partie de la campagne menée par Jenny Motkaluk durant juillet et août a été de faire du porte à porte pour cerner les inquiétudes des Winnipégois. « Mes politiques ne seront pas les miennes. Elles viendront des recommandations faites des Winnipégois. »

Malgré ce manque de proposition, Jenny Motkaluk estime être « la bonne personne pour guider les Winnipégois dans leur succès. Cette campagne est au sujet du leadership parce que la job est de guider du monde. Le leadership c’est amener du monde ensemble pour réussir. C’est aussi soutenir des projets qui vont améliorer la vie des Winnipégois. Tout ça ne peut se faire sans confiance envers les élus. »

D’origine ukrainienne, Jenny Motkaluk est consciente de la diversité de personnes qui vivent à Winnipeg avec des enjeux particuliers. Elle admet cependant ne pas parler français.

« Comme beaucoup de Winnipégois, j’ai étudié le français à l’école. Mais c’est loin derrière moi. Il y a des francophones, des ukrainiens, des syriens et plein d’autres personnes. Je comprends que les francophones ont une place particulière à Winnipeg, il n’y a aucun doute à ce sujet. Je continuerai le travail avec eux. Mais en fin de compte, ces francophones sont des Winnipégois et mon but est d’accompagner les Winnipégois dans leur succès. »

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