Shaun Loney est candidat à la mairie. (photo : Raphaël Boutroy)

Parmi les candidats qui se présentent pour devenir maire de Winnipeg se trouve Shaun Loney. Shaun Loney est un entrepreneur social qui souhaite développer de nouvelles approches pour la Ville de Winnipeg. 

Par Ophélie DOIREAU

Initiative de journalisme local – Réseau.Presse – La Liberté

C’avec un constat simple que Shaun Loney a décidé de lancer sa campagne pour devenir maire de Winnipeg. « Winnipeg a tellement de possibilités de développement. Nous avons besoin d’une vision de la part de la personne qui siège à la place du maire. Nous devons être capables de devenir la ville que tout le monde veut. » 

À cet effet, Shaun Loney veut axer une partie de son programme sur l’environnement. « J’ai fait une annonce en juillet pour dire que si j’étais élu maire, j’aimerais installer plus de 500 bornes de recharge pour les voitures électriques qui seraient positionnées de manière stratégique. 

« De plus, pour les personnes qui veulent installer une borne chez eux, il n’y aurait pas de frais d’entrée pour eux. Ce sont des incitatifs qui permettraient de donner des options aux Winnipégois qui ne veulent plus d’une voiture à essence. » 

Shaun Loney y voit aussi une occasion de rejoindre un électorat plus jeune. « La nouvelle génération se soucie de l’environnement et c’est une bonne chose. Mais il faut leur donner des occasions de se développer dans ce secteur, j’aimerais créer des emplois verts pour que la nouvelle génération sente qu’elle a une raison de travailler. » 

Sur sa plateforme, Shaun Loney parle de nouvelles approches, c’est son côté entrepreneur qui l’amène à repenser l’administration. « Quand je pense aux nouvelles approches, je pense, par exemple, à mon annonce sur le Tree Trust qui viserait la création d’un groupe indépendant chargé d’obtenir des fonds de fondations philanthropiques et du gouvernement fédéral pour les organisations qui protègent les arbres de la ville. 

« Il faut penser aux arbres comme à une infrastructure. Si on traite les arbres comme des infrastructures alors on va commencer à investir davantage et à voir le retour sur investissement. »

Cette année, la Ville de Winnipeg a augmenté son budget de la foresterie urbaine de 2,3 millions $ à 38,8 millions $.

Un autre domaine où Shaun Loney voit l’importance de nouvelles approches c’est au niveau de la réduction de la pauvreté et des sans-abri. « Nous sommes bloqués sur la question des sans-abri. Si je suis élu, j’aimerais donner un nouvel outil aux prestataires de services d’urgence qui leur permettrait d’identifier les personnes avec lesquelles ils interagissent régulièrement, de déterminer la valeur monétaire du temps du personnel utilisé chaque année pour répondre à ces personnes et d’indemniser les organismes sans but lucratif désignés. 

« Je définis souvent mon travail comme un secteur de la résolution des problèmes. Être un entrepreneur social c’est résoudre les problèmes que le gouvernement n’est pas en mesure de résoudre. Apporter mon expérience dans un palier de gouvernement pourrait être vraiment très intéressant pour les Winnipégois. » 

S’il est élu, Shaun Loney souhaite se concentrer sur la question autochtone. « Ma première action serait de rencontrer les familles des filles et femmes autochtones disparues et assassinées parce que je pense que si les femmes autochtones sont en bonne santé, alors Winnipeg le sera aussi. On ne peut pas ignorer que la moitié des personnes qui vivent dans la rue sont des Autochtones. »

En 2021, un recensement intérimaire a été conduit dans les rues de Winnipeg pour connaître le nombre approximatif de sans-abri. Parmi les 1 127 personnes, 66 % d’entre elles s’identifiaient autochtones. 

Anglophone, Shaun Loney est conscient qu’une partie de la population de Winnipeg est francophone. 

« C’est important d’embrasser toutes les langues qui vivent à Winnipeg : le français, l’objibwé, l’anglais et toutes les langues. Si les langues sont protégées à Winnipeg, je pense que plus de monde aura envie de venir dans notre ville parce qu’ils verront le respect envers leur langue. 

« Je pense vraiment que Winnipeg peut devenir une ville où tout le monde se sentira à sa place et où il fera bon vivre. Sur la question de l’environnement, Winnipeg pourrait devenir un leader national au niveau des emplois verts et du transport actif écologique. »

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