Don Woodstock est l’un des 11 noms que les Winnipégois retrouveront sur les bulletins de vote le 26 octobre prochain pour élire le nouveau maire de Winnipeg. Convaincu de son leadership, Don Woodstock souhaite implanter une nouvelle culture de travail à la Ville de Winnipeg. 

Par Ophélie DOIREAU

Initiative de journalisme localRéseau.Presse – La Liberté 

Récemment au coeur d’une controverse pour avoir tenu des propos racistes envers les Autochtones (1), Don Woodstock est un candidat qui cherche à provoquer. C’est d’ailleurs son mantra de campagne « Coup de balai » pour l’hôtel de ville de Winnipeg. 

Déjà candidat pour devenir maire en 2018, Don Woodstock retente sa chance en 2022. « Depuis des années, je m’engage sur la scène environnementale de Winnipeg. Sur ma plateforme, il est possible de voir quelques-uns de mes accomplissements. 

« En 2009, la Ville de Winnipeg a adopté une motion pour que le jour des déchets devienne le jour du recyclage. J’ai aussi fait du lobbying auprès de la Ville de Winnipeg pour nous donner des bacs bleus de recyclage. 

« Toujours en 2009, j’ai fait du lobbying auprès du gouvernement provincial et de la Ville de Winnipeg pour réduire l’utilisation de sacs plastiques. Aujourd’hui, on voit les enseignes de magasins changer cette mentalité de sacs plastiques. À l’époque, seulement Sobeys avait suivi l’initiative. » 

Outre son implication environnementale, Don Woodstock a aussi à coeur son quartier. « Avec ma femme, nous avons conduit toutes sortes d’actions sportives dans le West End avec des jeunes pour leur apprendre des compétences sportives et de vie. Ce sont des manières d’engager les jeunes dans des activités et de leur faire oublier un instant leurs problèmes. 

« Nous voyons la pauvreté autour de nous. Ce sont des petites actions comme ça qui permettent une vie de quartier plus agréable. » 

Pour le candidat, les idées ne manquent pas et c’est, d’après lui, une arme. « Si j’arrive à apporter mes idées à la Ville de Winnipeg qui à l’air d’en manquer, je pense que Winnipeg pourrait en bénéficier grandement.

« Winnipeg a un tel manque d’efficacité dans sa gestion. La Ville de Winnipeg ne traite pas ses citoyens avec respect, les employés semblent oublier que les Winnipégois payent des taxes pour une partie de leurs salaires. Ils donnent l’impression de prendre des décisions pour le bien des Winnipégois, mais sans réelle consultation. 

« Ce sont des décisions qui ne semblent pas fonctionner puisqu’on voit aujourd’hui dans la rue la pauvreté, les problèmes de santé mentale. Et ce sont nos taxes qui paient pour ça. » 

Pour Don Woodstock, l’heure du changement a sonné au sujet de la gestion à la Ville de Winnipeg. « Il est temps de réfléchir à un modèle qui peut marcher pour aider les Winnipégois à sortir de la pauvreté. 

« Si je suis élu maire et que je suis amené à travailler avec des conseillers qui ne sont pas forcément mes favoris, et c’est possible, ils sauront une chose : Ce qui se faisait dans le passé n’existera plus. C’est terminé. Regardons l’état de nos routes. Depuis des années, au lieu de donner des contrats à des entreprises qui sont prêtes à faire le travail, les contrats sont donnés à des amis de la Ville de Winnipeg. Les processus sont biaisés. Même si je ne peux pas le prouver, c’est quelque chose de flagrant. » 

Sur la plateforme de Don Woodstock, il est possible de lire que ce dernier souhaite changer le modèle du comité politique exécutif. « Actuellement, il y a sept personnes qui siègent à ce comité qui gagnent plus en siégeant à ce comité. Bien sûr, tu ne veux pas perdre ton poste et tu vas forcément jouer le jeu sans aller à l’encontre de l’avis général. 

« Dans mon modèle, j’aimerais que la démocratie soit bien plus présente. Je ne veux plus que seulement certains conseillers soient impliqués dans les décisions. Mais que tous soient présents pour débattre. » 

À la question de savoir si le candidat avait conscience des enjeux qui se jouaient pour la francophonie manitobaine, Don Woodstock a donné cette réponse. « Mes deux enfants sont allés à l’École Précieux- Sang et à l’Université de Saint- Boniface. Je voulais leur donner quelque chose que je n’ai pas. Ils parlent tous les deux couramment français. 

« Je ne pense pas que ne pas parler français va être un obstacle à ma compréhension des enjeux de la francophonie manitobaine. Nous sommes tous des Winnipégois qui sommes préoccupés par des enjeux pour notre ville. » 

(1) https://www-cbc-ca.translate.goog/news/canada/manitoba/winnipeg-mayoral-candidate-forum-1.6592621?_x_ tr_sl=en&_x_tr_tl=fr&_x_tr_ hl=fr&_x_tr_pto=sc