Le Premier ministre canadien a estimé dans une allocution de dernière minute, après avoir convoqué l’opposition en urgence, qu’il existait des “éléments crédibles selon lesquels il existerait un lien possible entre les agents du gouvernement de l’Inde et le meurtre de Hardeep Singh Nijjar, citoyen canadien”.

“L’implication de tout gouvernement étranger dans le meurtre d’un citoyen canadien sur le sol canadien constitue une violation inacceptable de notre souveraineté”, a-t-il poursuivi.

Justin Trudeau a demandé “avec la plus grande fermeté” au gouvernement indien de coopérer pour éclaircir cette affaire.

Les relations entre les deux pays se sont tendues ces derniers mois depuis l’assassinat du dirigeant sikh et les manifestations qui ont suivi au Canada.

Ottawa a notamment suspendu récemment les négociations en vue d’un accord de libre-échange avec l’Inde.

New Delhi accuse le gouvernement canadien de fermer les yeux sur les activités de nationalistes sikhs radicaux qui prônent la création d’un Etat sikh indépendant dans le nord de l’Inde.

Le Premier ministre indien, Narendra Modi, a exprimé ses “vives inquiétudes quant à la poursuite des activités anti-indiennes des éléments extrémistes au Canada” lors de sa rencontre avec Justin Trudeau, à l’occasion du dernier rassemblement du G20 en Inde, début septembre.

Le Canada est le pays qui compte le plus grand nombre de sikhs en dehors de leur Etat d’origine, le Pendjab, en Inde.

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