En grande partie en raison du recul des prix de l’essence, a annoncé mardi Statistique Canada.

“Les prix de l’essence ont reculé de 7,8 % d’une année à l’autre en octobre après avoir augmenté de 7,5 % en septembre”, a noté l’agence fédérale.

Même si les prix dans les épiceries sont demeurés élevés, leur croissance a continué de ralentir d’une année à l’autre. Ainsi, ils se sont accrus de 5,4% en octobre après avoir augmenté de 5,8 % en septembre.

Ces ralentissements ont été en partie compensés par une augmentation de 4,6 % sur un an des prix des services, “en grande partie en raison de la hausse des prix des voyages organisés, du loyer, ainsi que des impôts fonciers”.

Les loyers ont connu la hausse la plus élevée de l’année en octobre (+8,2 %), a précisé Statistique Canada, tandis que la croissance nationale des impôts fonciers a été la plus importante depuis octobre 1992 (+4,9 %).

“Le coût de l’intérêt hypothécaire, les aliments achetés en magasin et le loyer ont continué d’être les facteurs contribuant le plus à l’augmentation de l’indice des prix à la consommation d’une année à l’autre”, a souligné l’agence fédérale.

Enfin, les prix des voyages organisés, principalement vers les États-Unis, ont progressé de 11,3 % sur un an après avoir diminué de 2,2 % en septembre.

“Le Canada continue d’enregistrer des progrès lents et réguliers dans sa lutte contre les pressions inflationnistes excessives”, a pour sa part noté Royce Mendes, analyste financier de la banque Desjardins.

“C’est exactement le type de progrès que les responsables de la banque centrale attendaient”, a-t-il ajouté, fermant la porte à de prochaines augmentations du taux directeur.

La banque centrale du Canada a annoncé fin octobre le maintien de son taux directeur à 5 %, notamment en raison du ralentissement de l’activité économique et de l’inflation du pays.

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