Elle s’oppose à un projet de loi canadien visant un réseau électrique “propre” d’ici 2035.

Ottawa a annoncé il y a quelques mois son intention d’adopter un projet pour que le réseau électrique canadien atteigne la neutralité carbone d’ici 2035.

Mais Danielle Smith estime que ce projet va mettre en danger la fiabilité du réseau électrique de sa province, qui dépend fortement du gaz naturel, entraînant une forte augmentation des prix.

Pour s’opposer au gouvernement fédéral, cette dernière a donc eu recours lundi pour la première fois à la “loi sur la souveraineté”, texte voté il y a un an et qui permet à son gouvernement provincial d’ignorer les lois fédérales qu’il juge préjudiciables.

“Nous donnons l’occasion au gouvernement fédéral de faire ce qu’il faut et de reculer”, a déclaré Mme Smith aux journalistes.

“J’espère qu’ils comprennent maintenant que nous sommes sérieux, que nous allons préserver l’intégrité de notre réseau électrique de quelque manière que ce soit, afin que nous puissions retourner à la table des négociations”, a-t-elle ajouté.

La Première ministre de l’Alberta, à la tête de la principale province productrice de pétrole et de gaz, a expliqué lundi que son gouvernement envisageait de créer une compagnie d’électricité publique pour échapper aux exigences fédérales.

“Le risque est tout simplement trop important pour les Albertains”, a encore déclaré Mme Smith, estimant que le prix à payer pour l’Alberta était trop grand.

Le ministre canadien de l’Environnement Steven Guilbeault a de son côté estimé devant la presse que l’annonce de l’Alberta “ne reposait sur aucune base légale” et était “clairement motivée par une idéologie anti-environnement, opposée à la lutte contre le changement climatique”.

La réglementation du gouvernement fédéral en matière d’électricité est à l’état de projet et devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2025, après de nouvelles consultations.

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