De manière générale, le climat économique du quatrième trimestre 2025 est dominé par les répercussions du conflit commercial avec les États-Unis, qui pèsent sur le moral des consommateurs et la confiance des entreprises, a observé la Banque du Canada.

Même si elle est supérieure au creux observé au deuxième trimestre de 2025, la confiance des entreprises reste modérée au quatrième trimestre de 2025. 

La proportion d’entreprises qui se préparent à une récession au Canada au cours des 12 prochains mois a diminué, passant de 33 % à 22 %. Il s’agit du niveau le plus bas enregistré en 2025, bien qu’il reste supérieur à celui de 2024.

L’année a été difficile, avec un tiers (environ 33 %) des entreprises signalant une baisse de leurs volumes de ventes au cours des 12 derniers mois. À titre de comparaison, la moyenne historique pour cet indicateur est d’environ un quart (25 %). 

Par ailleurs, les intentions d’embauche sont freinées par l’incertitude. La proportion de répondants prévoyant des réductions de personnel a atteint son niveau le plus élevé depuis 2016.

Les entreprises prévoient que l’inflation se maintiendra dans une fourchette de 2,5 % à 3 %.

Au qutrième trimestre, le pessimisme a aussi été persistant du côté des consommateurs. La santé financière des ménages reste précaire, et les répondants sont plus nombreux qu’au trimestre précédent à estimer que leur situation s’est dégradée.

En ce qui concerne, les répercussions liés aux différents conflits commerciaux, « la moitié des répondants pensent que les effets les plus graves des tensions commerciales sur l’économie ou l’inflation ne se sont pas encore matérialisés  », rapporte la Banque du Canada.

Les consommateurs ont aussi estimé que la probabilité de perdre leur emploi était plus élevée ce trimestre, particulièrement dans les secteurs très dépendants du commerce transfrontalier.

Les intentions d’achat demeurent faibles et modestes. Les prix élevés, l’incertitude économique et les coûts du logement sont les principaux freins à la consommation.