Soutenu par la communauté et des fonds publics, le chantier redonne espoir, accessibilité et fierté à un lieu au cœur de la vie de La Broquerie.

Le comité du 125e anniversaire de l’église Saint-Joachim de La Broquerie tenait, le mercredi 28 janvier 2026, un rassemblement sur le perron flambant neuf de la bâtisse construite en 1898.

L’évènement avait pour objectif d’informer la communauté et les paroissiens sur les travaux accomplis jusqu’alors et Monseigneur Legatt, l’archevêque de Saint-Boniface, avait fait le déplacement pour l’occasion.

L’église, qui reçoit son nom et accueille son premier service en 1901, célèbre donc cette année son 125e anniversaire.

Après plus d’un siècle d’existence, il n’est pas étonnant que la bâtisse nécessite d’importants travaux de rénovation.

Des travaux dont le coût total est estimé « au-delà du million de $ », comme l’indique Lucien Grenier, président du comité du 125e de la paroisse et membre du Conseil des affaires économiques de l’église.

Grâce au soutien de la communauté, ainsi que des octrois gouvernementaux, le comité est parvenu à rassembler 650 000 $ en à peu près un an, une somme qui comprend aussi les dons matériels.

Pour le moment, Lucien Grenier indique qu’environ 300 000 $ ont été dépensés et les travaux ont bien avancé.

Cet argent a permis de refaire le perron et de le rendre accessible pour les personnes à mobilité réduite. Les trois portes à l’entrée ont été remplacées.

À l’entrée toujours, les vitraux de couleurs, aussi vieux que l’église elle-même et qui trônent au-dessus des portes ont été nettoyé, les vieilles fenêtres ont été rénovées.

Et justement, le but du rassemblement d’aujourd’hui c’est aussi de pouvoir parler des changements qui ne se voient pas.

À l’instar de l’isolation du grenier, complètement refaite, ou encore le système de ventilation qui a été remis au goût du jour.

Un symbole rassembleur

En dépit des travaux, l’église n’a pas fermé ses portes aux paroissiens de La Broquerie et l’abbé Serge a continué d’officier ses services.

S’il s’amuse un peu d’avoir bravé le bruit et la poussière, l’homme d’Église voit en ces rénovations « une grande joie ».

« Les projets qui ont été accomplis, ça nous donne un sentiment d’espérance pour l’avenir. C’est plus accueillant, c’est une fierté, un renouveau. »

Jean Nsabimana se rend à l’église avec sa famille tous les dimanches et fait partie de la chorale.

Il se réjouit des travaux et de voir son église rendue plus accessible, « ça manquait beaucoup ».

« Le fait de garder ce bâtiment solide, prêt à accueillir un nombre suffisant de chrétiens c’est une bonne chose à la fois pour l’église et la communauté. »

Pour l’abbé Serge, ces travaux viennent renforcer les liens, et il espère qu’ils auront un impact au-delà de son cercle de fidèles paroissiens.

L’abbé Serge.
L’abbé Serge. (photo : Hugo Beaucamp)

« Ces bonnes nouvelles résonnent jusqu’aux oreilles des autres. Ça ouvre des portes, peut-être qu’ils se diront que c’est un temps de redécouvrir leur église. »

Sur ce point, Lucien Grenier rebondit.

« J’ai remarqué qu’il y a des gens qui n’étaient pas venus depuis des années puis là tout d’un coup je les aperçois à un service ici, un service là. »

Alors si les travaux étaient nécessaires, l’on souhaite qu’ils aient un effet rassembleur.

Encore à faire

Il reste encore beaucoup à faire et l’on prévoit que les rénovations se prolongeront encore quelque temps.

La prochaine étape concerne le système d’éclairage, la protection des fenêtres historique, l’isolation à travers toute la bâtisse.

Enfin, dans le ventre du bâtiment, les fondations, faites de briques et de pierre, doivent être renforcées, en particulier sous le sanctuaire et la sacristie.

« Ça va être le plus gros, explique Lucien Grenier. On vient juste d’avoir les plans des ingénieurs. Maintenant, il faut trouver des entrepreneurs pour faire le travail. »

Difficile d’évaluer le prix de ces travaux pour le moment, mais Lucien Grenier indique que l’objectif serait de s’attaquer aux fondations en 2027.

n tant que patrimoine historique et municipal, la rénovation de l’église est un processus minutieux qui se doit de respecter certaines règles. Il s’agit de conserver, donc de ne rien abîmer.

« On travaille avec Héritage Manitoba et on nous guide très bien. Dans les étapes des travaux, mais aussi dans les processus de demande d’octroi. »

Par exemple, les anciennes fenêtres ont été faites à la main, avec des clous de bois. L’on peut donc les restaurer, mais pour les protéger, il faut en installer de nouvelles à l’avant de celles-ci.

Alors la récolte de fonds se poursuit et le comité organise de nombreux évènements à cette fin-là. Des prélèvements de fonds, des parties de golf ou encore des tombolas.

Pour plus d’informations sur les évènements à venir, ou bien pour faire un don, le président du comité du 125e de la paroisse invite à se rapprocher de la paroisse.

Sur leur site internet : https://pstjoachim.ca/, par courriel : [email protected] ou encore par téléphone au 204-424-5332.

Initiative de journalisme local.