Cet évènement fait partie de la série d’Assemblées francophones et francophiles en 2025-2026 qui comprend des activités en ligne et en présentiel.
Personnes autistes et/ou les proches aidants ou les personnes de soutien, les membres de la famille, les prestataires de services, les consultants et spécialistes, les conseils scolaires, les établissements universitaires et de recherche, les regroupements francophones et communautaires sont invités ce vendredi 13 mars de 10 h à 14 h au Centre culturel franco-manitobain (CCFM) pour échanger sur plusieurs enjeux.
Krista Leitham, coordonnatrice d’engagement des membres à l’Alliance canadienne de l’autisme, donne plus d’informations sur cet évènement.
« L’on aura plusieurs tables rondes, tout le monde fera partie des conversations, d’une discussion qui est assez approfondie.
« Et l’objectif de toutes ces assemblées en présentiel, c’est que l’Alliance, parce que nous, on unit maintenant la voix collective francophone à travers le Canada, on aimerait savoir ce qui est important, quelles sont les priorités les plus pertinentes et uniques dans la région, dans les provinces et territoires. »

Chaque province ou territoire a des défis différents
Les informations récoltées par l’Alliance canadienne de l’autisme permettront d’alimenter la réflexion lancée depuis plus d’un an au niveau national avec la Stratégie pour l’autisme au Canada, présentée en septembre 2024.
Pour rappel, les secteurs prioritaires de cette stratégie sont : le dépistage, le diagnostic et les services, l’inclusion économique, la collecte de données, la surveillance de la santé publique et la recherche, la sensibilisation, compréhension et acceptation du public et enfin les outils et ressources.
« Depuis septembre 2024, il y a beaucoup plus de concertation entre les provinces et territoires. Et, une activité comme les Assemblées, ça nous aide aussi à faciliter la collaboration.
« Parce que là, on ne travaille pas dans un silo provincial ou territorial. Là maintenant, chacun est en accord avec les cinq priorités nationales qui sont déjà identifiées. Maintenant, l’on cherche à comprendre ce qui est important pour les provinces et territoires », précise Krista Leitham.
« On souhaite connaître les lacunes, mais aussi les connaissances qui existent déjà, qui puissent par exemple être transférées d’une province à l’autre », ajoute la représentante de l’Alliance canadienne de l’autisme.
Un besoin d’information en français
Krista Leitham, qui a le français comme troisième langue, souligne également l’importance de faire cet exercice en français, alors qu’il peut manquer des ressources et de l’information dans cette langue.
« Il faudra aussi saisir les priorités, les lacunes, les besoins, les solutions qui existent chez les francophones, chez les personnes bilingues. Parce que la santé mentale et physique n’est pas toujours adressée dans les deux langues.
« Si demain une famille reçoit un diagnostic pour leur enfant de n’importe quel âge, 2 ans, de 16 ans, de 35 ans, et se demande, qu’est-ce que l’autisme? Ils ne savent pas. Même sur l’Internet, ça peut être compliqué de trouver.
« Si l’on cherche au Manitoba, au niveau provincial, est-ce qu’il y a assez d’informations pour avoir accès dans la langue française, des services et des programmations et des thérapeutes pour saisir l’information, pour mieux connaître les possibilités de continuer les thérapies en français. »
Une quarantaine de personnes sont attendues ce vendredi pour cette rencontre.
D’ici « quelques semaines », l’Alliance canadienne de l’autisme prévoit de partager une analyse préliminaire des assemblées déjà tenues.
