Présente ce jeudi 12 mars lors de l’évènement, Roxane Dupuis, directrice générale adjointe de la Société de la francophonie manitobaine (SFM), explique que cette initiative s’inscrit dans une dynamique de collaboration communautaire.
« Renée Beaudry, qui travaille pour Hydro Manitoba, est une ancienne employée de la SFM. On s’est croisées au Festival du Voyageur et elle me parlait de l’initiative. C’est à ce moment-là vraiment qu’elle s’est dit : si vous voulez, on pourrait vous inviter à venir, juste pour témoigner de cela ».
Pratiques inclusives
Pour la SFM, l’évènement dépasse la simple cérémonie, on pourrait ici parler de modèle à suivre : « On espère vraiment que ça va inspirer d’autres entreprises et corporations à suivre l’exemple d’Hydro Manitoba », souligne Roxane Dupuis.
Celle-ci rappelle que l’engagement envers la francophonie nécessite la participation de tous et insiste également sur la portée symbolique du moment choisi.
« La semaine prochaine, le vendredi 20 mars, c’est la Journée internationale de la francophonie. On parle d’une province véritablement bilingue, pour y arriver, ça va prendre l’engagement du secteur public et privé. Hydro Manitoba étant quand même une société de la Couronne, ce ne sont pas toutes les sociétés de la Couronne qui s’affirment en tant qu’organisations qui appuient cette vitalité-là. Donc, nous, on trouve que c’est une excellente bonne pratique. »

« Évènement historique »
Créé en 1980, le drapeau franco-manitobain a été présenté publiquement la même année.
Selon les interrogés, il semble rare de voir ce drapeau hissé sur l’avenue Portage.
Roxane Dupuis raconte qu’un petit nombre de personnes du bureau de la SFM se sont déplacées « pour voir cet évènement historique, dit-elle, vraiment, c’est une première pour eux ».
Renée Beaudry, responsable de l’accessibilité et des services en français chez Hydro Manitoba, précise que cette levée constitue bien une première pour la société.
« C’est la première fois qu’on fait la levée du drapeau franco-manitobain dans le but justement d’adhérer à la politique sur les services en français. C’est notre façon de démontrer notre engagement envers la communauté, envers la francophonie manitobaine ».
L’initiative s’inscrit dans une série d’activités internes visant à encourager la francophonie, comme des cercles de conversation mensuels organisés pour les employés depuis janvier et dont la prochaine session aura lieu le 20 mars.
« C’est très informel, c’est pour s’amuser, explique Renée Beaudry. Il n’y a aucun jugement. Il y en a qui viennent juste de débuter, alors on les encourage ».
Une bonne pratique amenée à se répandre
Jeffrey W. Betker, vice-président d’Hydro Manitoba, a appris le français à l’école avant de le consolider à la suite de rencontres dans des espaces francophones.
Il voit dans cette levée un geste de reconnaissance envers la communauté francophone : « Nous sommes une communauté bilingue au Manitoba et nous prenons notre responsabilité en offrant des services bilingues très sérieusement ».
Tout comme Roxane Dupuis, celui-ci ajoute que ce type d’initiative peut constituer une bonne pratique pour les entreprises car « la communauté francophone au Manitoba est très importante, comme l’assure Jeffrey W. Betker, ainsi montrer du respect envers cette communauté, c’est aussi montrer du soutien à ses clients et à la société dans son ensemble et toutes les personnes dans le monde de l’entreprise au Manitoba devraient penser à faire la même chose ».
