Avec des informations de Hugo BEAUCAMP.
La CFA (communauté francophone accueillante) Rivière-Seine avait, ce vendredi 13 mars, invité plus d’une dizaine de membres d’organismes communautaires et de représentants locaux dans les domaines de l’éducation, la santé ou encore la francophonie pour son quatrième forum annuel de discussion.
« En début d’année fiscale, lorsque nous préparons notre programmation, nous choisissons un thème en fonction de l’intérêt, ou bien en fonction des nouveaux arrivants francophones qui s’installent dans la CFA.
« Puis, nous allons chercher un conférencier, ou bien un professeur d’université, un chercheur, avec ce thème, pour venir en parler », explique Sory Sacko, agent de liaison communautaire de la Rivière-Seine.
Cette année, c’est donc Faïçal Zellama, professeur titulaire d’économie et de gestion de l’Université de Saint-Boniface, qui a animé la discussion.

La CFA-Seine, établie depuis presque dix ans et menée par le Réseau en immigration francophone du Manitoba (RIF MB), comprend la municipalité de Taché, le village de Sainte-Anne et le village de La Broquerie.
Cette quatrième édition portait donc sur les barrières systémiques à l’immigration. Sory Sacko explique le choix de ce thème qui a un lien avec les années précédentes.
« L’an passé, le thème était l’apport économique des immigrants dans les communautés rurales. L’année encore d’avant, c’était l’apport tout simplement des immigrants.
« Donc ça pouvait être culturel, linguistique, culinaire, vestimentaire, tout ce qu’un immigrant pouvait amener dans ses communautés.
« Cette année, pourquoi les barrières systémiques? Dans l’apport économique, on avait seulement parlé de barrières institutionnelles. Par exemple, les personnes immigrantes viennent avec des diplômes qui ne sont pas reconnus. Mais, ça fait qu’on discute moins des barrières avant l’arrivée, c’est pourquoi on a choisi ce thème cette année. »
La discussion a duré une partie de la journée. À la suite de ces rencontres, des conclusions seront partagées à la CFA-Seine pour orienter ses prochaines initiatives.
« L’idée de ce forum, c’est d’amener les acteurs à penser à un sujet, à réfléchir, à discuter. Et essayer d’avancer avec le projet d’installation des francophones au rural », conclut Sory Sacko.
