Dès ce 5 juin, l’Agence du revenu du Canada a commencé à verser le supplément unique prévu dans le cadre de la nouvelle Allocation canadienne pour l’épicerie et les besoins essentiels.
Annoncé par le gouvernement en fédéral en début d’année, ce supplément unique correspond à une hausse de 50 % de la valeur annuelle du Crédit pour la taxe sur les produits et services (TPS) en 2025-2026.
Les versements trimestriels bonifiés commenceront eux à être effectués en juillet.
Cette mesure permettra d’offrir une aide immédiate à environ 12 millions de Canadiens, selon des données du gouvernement.
Ginette Lavack, députée fédérale de Saint-Boniface—Saint-Vital et secrétaire parlementaire de la ministre des Services aux Autochtones, évoque l’impact de cette initiative.
« L’abordabilité, c’est un sujet dont on parle beaucoup, j’en entends parler lorsque je rencontre des gens dans la communauté.
« Alors, notre gouvernement s’est penché immédiatement sur ce qu’on peut faire dans le concret, dans le réel afin d’améliorer ça et d’appuyer les Canadiens.
« C’est la raison pour laquelle on a créé ce programme d’allocation canadienne pour l’épicerie, les besoins essentiels, où on va verser dans les comptes des gens des fonds supplémentaires pour aider avec le coût de la vie. »
Au-delà de 460 000 personnes au Manitoba pourraient être visées par cette aide. « Et dans la circonscription de Saint-Boniface-Saint-Vital, on parle d’au-delà de 29 000 personnes qui vont recevoir cette allocation-là », précise Ginette Lavack.
Concrètement, en tenant compte du supplément unique, cela signifie qu’une famille de quatre personnes recevra jusqu’à 1 890 $ cette année, et environ 1 400 $ par an pendant les quatre années suivantes.
Une personne seule recevra pour sa part jusqu’à 950 $ cette année, et environ 700 $ par an pendant les quatre années suivantes.
La députée fédérale de Saint-Boniface—Saint-Vital rappelle que cette nouvelle allocation s’accompagne également d’un développement d’une stratégie nationale de sécurité alimentaire.
« Oui, on a mis de côté des fonds supplémentaires qui seront versés aux banques alimentaires.
« On parle également de 500 millions $ du fonds de réponse stratégique pour aider les entreprises canadiennes qui sont en alimentation à accroître leur capacité. Je pense que la sécurité alimentaire, ça passe par le fait qu’on va mieux servir les Canadiens. On va être mieux placés si on est en mesure de faire notre propre alimentation, d’être producteurs nous-mêmes ici au Canada.
« Donc on veut encourager les producteurs, puis les appuyer avec des ressources additionnelles. »