Le Canada a vu son excédent commercial bondir au mois d’avril pour atteindre son niveau le plus élevé depuis janvier 2025, porté notamment par la hausse des prix du pétrole brut en raison du conflit au Moyen-Orient.

L’excédent est de 2,7 milliards $, selon des données publiées mardi par Statistique Canada avec des exportations de marchandises qui ont progressé de 1,6 % tandis que les importations n’ont augmenté que de 0,3 %.

Il s’agit du deuxième mois consécutif d’excédent commercial pour le pays, dans un contexte marqué par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et les incertitudes liées aux politiques commerciales américaines.

Les exportations ont été tirées en premier lieu par le secteur énergétique. Les produits énergétiques ont bondi de 9,7 % dans un contexte d’incertitude lié au conflit en Iran. Le secteur agricole a également contribué à la performance, avec une progression notable des exportations de blé et d’huile de canola.

Sur le front des importations, la hausse modeste masque des mouvements contrastés. Les achats de produits chimiques et de matériel informatique ont progressé, tandis que les importations de métaux précieux ont nettement reculé.

“La forte hausse des volumes d’exportation a un effet positif sur le PIB mensuel et trimestriel”, souligne Andrew Grantham de la banque CIBC, dans une note, y voyant un signal rassurant après l’entrée du Canada en récession technique le 29 mai.

L’excédent commercial avec les Etats-Unis est passé de 7,8 milliards $ en mars à 9,5 milliards $ en avril, son niveau le plus élevé depuis février 2025, suggérant que “les exportations canadiennes sont largement revenues au niveau pré-2025” au moment de l’imposition des droits de douane américains, précise Andrew Grantham.

Les exportations vers les États-Unis ont progressé pour un troisième mois consécutif.

Les experts restent toutefois prudents, notamment à l’approche de la renégociation de l’Accord de libre-échange nord-américain (ACEUM) avec le Mexique et les Etats-Unis, dont la pertinence est régulièrement remise en cause par Donald Trump.

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