Ce 6 octobre, au Centre étudiant Étienne-Gaboury de l’Université de Saint-Boniface (USB), la rentrée sera l’occasion de se retrouver pour mettre en lumière les réalisations de ses professeurs.
Plusieurs professeurs de l’USB ont décidé de remettre sur pied cette célébration, déjà organisée par le passé à l’Université.
« Avec quelques collègues, on a décidé qu’on remettait ça sur la planche à dessin », explique Étienne Rivard, professeur agrégé au Département de sciences sociales et humaines de l’USB.
Ce dernier avait lui-même participé à son organisa- tion durant les premières années suivant son arrivée à l’établissement, en 2016, avant que l’évènement ne soit, selon lui, délaissé.
« Ce n’est pas nouveau, mais c’est presque nouveau », résume-t-il.
C’est donc au Centre étudiant Étienne-Gaboury de l’Université de Saint-Boniface, le 6 octobre à partir de 16 h, qu’aura lieu la « Célébration de la rentrée », sur invitation uniquement.
Au programme : mise en valeur des réalisations des professeurs, avec plusieurs ouvrages à l’honneur, et lancement officiel d’une nouvelle chaire de recherche de l’USB, le tout « autour d’un petit pot ».
Trois ouvrages à l’honneur
Ce sont trois livres signés par des membres du corps professoral de l’USB qui y seront présentés : Le privilège de dénoncer : Justice pour toutes les victimes de violences sexuelles (Éditions du remue-ménage), de Kharoll-Ann Souffrant, professeure à l’École de travail social; Viêt Nam, une nation déplacée : L’évacuation de 1954 et ses conséquences politiques (Presses de l’Université de Montréal), de Phi-Vân Nguyen, professeure agrégée d’histoire; et Pour une épistémologie historique de l’épistémologie de l’histoire (Presses de l’Université Laval), de Patrick Noël, professeur agrégé d’histoire.
Les présentations devraient rester « relativement courtes », précise Étienne Rivard, qui prévoit une dizaine de minutes pour chacune.
Des exemplaires des ouvrages seront également disponibles à l’achat sur place.
Le tout sera encadré par un maître de cérémonie.
« On est organisé, mine de rien », s’amuse Étienne Rivard.
Une nouvelle chaire de recherche
L’évènement sera aussi l’occasion pour Étienne Rivard de procéder au lancement officiel de la nouvelle Chaire Senghor de l’USB sur les imaginaires francophones (CSIF).
Cette nouvelle chaire de recherche, associée au Réseau international des Chaires Senghor de la Francophonie, vient d’être accordée à l’USB.
L’Université avait répondu à un appel de candidatures lancé au printemps dernier en présentant celle d’Étienne Rivard.
Selon le professeur, qui en est le titulaire, la Chaire s’intéresse aux différentes dimensions des imaginaires francophones, qu’elles soient migratoires, géographiques, sociales, culturelles ou littéraires.
« Donc, l’idée, c’est vraiment de fédérer la recherche sur la vision large de ce qui constitue l’imagi- naire pour la francophonie. Et ça, dans une perspective assez vaste, à la fois pour la francophonie historique contemporaine, mais aussi dans l’imagination de ce que sera la francophonie de demain. »
La Chaire doit encore être officialisée au sein du Réseau Senghor en décembre, à Yaoundé, au Cameroun.
D’ici là, les premiers projets de recherche doivent progressivement se mettre en place.
À partir de 2027, la CSIF prendra par ailleurs le relais de la Chaire de recherche du Canada sur les migrations, les circulations et les communautés francophones (CRC-MCCF), dirigée par Yves Frenette, pour l’organisation de la Conférence Robert-Painchaud.
Une passation est prévue lors de la prochaine édition de la Conférence, au début de l’année 2027.
En attendant, les professeurs de l’USB se retrouveront donc le 6 octobre, le temps d’une célébration.

