Avec des informations de Hugo BEAUCAMP

Ce sont avant tout de bonnes nouvelles sur le plan financier que le conseil d’administration (CA) du Festival du Voyageur (FDV) a présenté aux membres ce 7 octobre lors de l’assemblée générale annuelle (AGA) de l’organisme.

Après un déficit de 167 903 $ l’an dernier, c’est un excédent des produits sur les charges de 181 154 $ pour l’exercice terminé le 30 avril 2026 qui a été dévoilé lors de cette rencontre.

Selon l’état des résultats présentés aux membres, les produits ont atteint 3 807 547 $, contre 3 412 555 $ en 2025, pour des charges de 3 626 393 $.

Le Festival du Voyageur, qui a eu lieu en février dernier, a généré 2 876 600 $ en revenus, contre 2 640 626 $ l’exercice précédent.

La subvention de la Province du Manitoba a bondi de 45 %, de 358 329 $ à 520 286 $, tandis que la Ville de Winnipeg (94 500 $) et le gouvernement du Canada (74 000 $) maintenaient leur appui.

Pascal Toupin-Selinger, qui était jusque là vice-président de l’organisme a élu nouveau président du CA. Il succède à Yannick Fréchette.

Il se veut lucide sur la situation financière de l’organsime.

« Oui, on a présenté du positif. Mais il faut garder en compte que la province nous a donné une injection fiscale de 150 000 $ à la dernière minute », a rappelé Pascal Toupin-Selinger.

« Si l’on retire l’injection de 150 000 $, ça veut dire que le festival, cette année, a seulement fait un profit de 30 000 $ », a-t-il souligné.

Le tout nouveau président fait d’ailleurs de la constitution d’une réserve financière sa grande priorité : « Car quand on a de mauvais temps, quand on a des incidents, quand on a des imprévus, que cela ne risque pas d’impacter le Festival du Voyageur. »

Il entend aussi presser Ottawa d’en faire davantage. « Pour moi, c’est vraiment le gouvernement fédéral qui doit se mettre à l’œuvre pour supporter les organismes culturels partout dans le pays », a-t-il plaidé.

Il évoque aussi la renégociation du bail du parc Whittier et du Fort Gibraltar, propriété de la Ville de Winnipeg, et le redéveloppement du carré civique de Saint-Boniface, où logent les bureaux du festival.

« On cherche vraiment des partenariats », a-t-il résumé.

Monique Van Osch, festivalière de longue date, rejoint elle aussi le CA du festival pour un mandat de trois ans à titre de conseillère.

Elle dit vouloir redonner à l’organisme qui lui a tant donné : « Ça fait vraiment longtemps que je suis participante du festival, et j’aime redonner à la communauté. J’ai pensé que c’était une bonne façon de m’impliquer ».

Avec son expérience en collecte de fonds, elle se montre confiante : « On avait des finances très bonnes cette année, mais l’on souhaite améliorer ça de plus en plus dans les années qui viennent », dit-elle.

À noter qu’il reste encore un poste de conseiller ou de conseillère à combler au sein du CA.