– Minerais, numérique et mobilité –

Le retour de Donald Trump à la Maison Blanche début 2025 a déjà entraîné un rapprochement entre Bruxelles et Ottawa illustré par la participation des Canadiens à un programme européen d’aide à l’industrie de défense, ou par l’invitation de M. Carney et de certains de ses ministres à des réunions européennes.

Les deux partenaires sont par ailleurs liés depuis dix ans par un accord de libre-échange, le CETA (Comprehensive Economic and Trade Agreement), qui supprime les droits de douane sur 98 % des produits échangés. Très critiqué notamment par les éleveurs français, il n’a toutefois pas encore été ratifié par neuf pays de l’UE sur 27, dont la France.

Ce sommet doit être l’occasion pour le Canada, empêtré dans un conflit commercial avec Washington qui s’est envenimé cet été, et l’UE, dont les relations sont également houleuses avec Donald Trump, d’étendre ce partenariat à de nombreux autres domaines.

Les minerais stratégiques, dont le sous-sol canadien regorge et dont l’industrie européenne, dépendante de la Chine, a un besoin vital, en est l’un des principaux. Le sommet pourrait déboucher sur un accord permettant à la Banque européenne d’investissement (BEI) de financer des projets canadiens d’exploitation.

Un accord sur le commerce numérique, permettant des transactions en ligne plus rapides et moins coûteuses, devrait aussi être dévoilé vendredi, ainsi qu’un renforcement de la coopération en matière de régulation de l’intelligence artificielle.

Le Canada pourrait aussi négocier son adhésion au programme européen Galileo, un système de navigation par satellites qui offre une alternative au système américain GPS, et à Erasmus, dispositif européen de mobilité des jeunes qui permet notamment à des étudiants de passer un semestre à l’étranger.

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