Parmi les participantes attendues cette année figure Mercédès Beaudry, 16 ans, élève de 11e année au Collège Louis-Riel, qui revient pour une deuxième expérience en humour.
« Quand je suis allée en humour l’an passé, je ne connaissais rien sur le stand-up. Alors, j’ai commencé de zéro », explique-t-elle.
Une plongée dans l’inconnu qui s’est révélée déterminante. Après avoir découvert le stand-up presque par hasard, la jeune Franco-Manitobaine n’a pas hésité à se réinscrire pour la session 2026.
Oser, créer, rire
Contrairement à la musique, qu’elle pratiquait déjà depuis plusieurs années, l’humour représentait pour elle un véritable défi.
« J’ai appris des petites tournures de phrases, de bonnes façons de faire des blagues, plus professionnellement », raconte Mercédès Beaudry.
Accompagnée par des animateurs expérimentés, elle a appris à structurer un numéro, à réfléchir au rythme et à l’impact de ses propos, tout en restant fidèle à ce qu’elle voulait raconter.
L’un des aspects marquants du Camp Foud’Rire, organisé par La Fédération culturelle de la Francophonie manitobaine en partenariat avec la DSFM, réside dans la grande liberté laissée aux jeunes.
« C’est toi qui choisis ce que tu as envie de traiter dans ton stand-up », souligne Mercédès Beaudry, précisant que les animateurs sont là pour guider sans imposer.
L’an dernier, elle a ainsi construit un numéro autour de la procrastination, mêlant humour et musique, deux passions qu’elle a réussi à faire dialoguer sur scène.
Confiance en soi
Au-delà de l’apprentissage technique, l’expérience a eu un impact profond sur sa confiance.
« Le stand-up, c’est cinq ou six minutes avec personne d’autre sauf moi et mes lignes préparées », confie-t-elle, évoquant le trac et la vulnérabilité liés à l’exercice.
Une étape qu’elle a su franchir, notamment grâce aux répétitions, aux rétroactions bienveillantes et à l’esprit de groupe.
« C’est une place sans jugement. Tout le monde sait comment c’est difficile de monter sur scène et de faire un stand-up », ajoute-t-elle.
L’aventure ne s’est pas arrêtée au spectacle final du camp. Mercédès Beaudry a aussi participé à une tournée humoristique dans plusieurs écoles, une expérience qu’elle qualifie d’inoubliable.
« J’étais tellement excitée, et je me suis tellement amusée », dit-elle. Même lorsqu’un oubli sur scène survient, l’apprentissage demeure : « Les spectateurs, eux, ils n’ont rien vu », relativise-t-elle, avec humour.
Alors qu’elle se prépare à revenir en février prochain avec un nouveau numéro en tête, Mercédès Beaudry lance un message clair aux jeunes qui hésiteraient à s’inscrire : « Va pour quelque chose que tu connais moins. Prends des risques », conclut-elle.

