Jeux, plats traditionnels, caribou et ambiance « franco-fun » seront au rendez-vous le 8 février pour la 5e édition de Tire-toi une bûche.

Dans le froid impitoyable du mois de février, le Comité Culturel de Sainte-Anne invite la communauté à se rapprocher et se tirer une bûche.

S’asseoir ensemble, près du feu, partager un verre de caribou en participant à des jeux dans une ambiance familiale et « franco-fun », comme le dit si bien Diane Connelly, directrice générale du Comité Culturel de Sainte-Anne.

La 5e édition de l’évènement Tire-toi une bûche se déroulera le dimanche 8 février au 112 de l’avenue centrale de Sainte-Anne à partir de 13 h.

« Ça ne coûte rien, on demande peut-être seulement de s’habiller comme pour le Festival du Voyageur, parce que l’idée c’est vraiment de donner le goût de se rendre au Festival! »

L’occasion donc de sortir les capots, les ceintures fléchées et les casques à poil quelques jours avant le début du plus grand festival francophone de l’Ouest canadien.

C’est pour motiver les résidents ruraux à prendre part aux célébrations dans le parc Whittier que Tire-toi une bûche a vu le jour au départ.

Depuis, le format est essentiellement le même, il s’agit toujours d’un rassemblement chaleureux, mais c’est mal connaître Diane Connelly que de penser que l’on en resterait-là.

« On avait peut-être une activité au départ, mais on en a ajouté l’année d’après, puis celle d’après et on en ajoute encore! Il y a de la soupe aux pois, des fèves au lard, du sucre à la crème et des verres en glace avec du caribou. »

Des alternatives sans alcool seront également disponibles.

« On essaie aussi chaque année d’avoir une exposition ou une vitrine d’un artiste local ici pour l’occasion. »

Toujours dans un esprit communautaire, tout est préparé à Sainte-Anne, bénévolement, et cela vaut aussi pour les 130 et quelques verres de glace.

Parmi les activités proposées, l’on pourra nommer le jeu du clou, ou du « cloudon ».

Un jeu pendant lequel les participants tapent à tour de rôle sur un clou avec pour objectif d’être le premier à enfoncer entièrement le sien dans une bûche. Mais l’on prévoit aussi des activités pour les plus jeunes, parce que « l’année passée, on a trouvé que ça avait rajeuni », confie Diane Connelly.

Et c’est aussi l’un des principaux objectifs du Comité Culturel de Sainte-Anne que d’offrir aux plus jeunes, des occasions d’entendre et de parler le français.

Après tout l’avenir de la francophonie, notamment au rural, il passe par la génération suivante.

« C’est encore un gros défi. Le français diminue tout le temps. Parler en français est encore disciplinaire, ça parait presque obligatoire au lieu d’être le fun. Ce qui nous aide c’est qu’on a une couple de jeunes qui ont embarqué sur le comité et je pense que ça nous aide à attirer d’autres jeunes. »

Difficile de motiver la jeunesse de Sainte-Anne à prendre part activement à l’offre culturelle ici, lorsque Winnipeg est si proche.

Or, les évènements comme Tire-toi une bûche, c’est une occasion de créer des souvenirs et un engagement en français. Qui sont les premiers pas finalement, vers la transmission!