Une série web inspirée du restaurant bien connu de Saint-Boniface, Le Garage, sur le boulevard Provencher, est actuellement en cours de développement, avec Elena Sturk-Lussier en tant que scénariste et Alice Teufack comme productrice.

Comme annoncé le 29 avril, la série fait également partie des projets bénéficiaires d’une aide financière du Fonds indépendant de production.

Grâce aux Fonds indépendant de production (FIP), la série web intitulée Le Garage sera en développement jusqu’à octobre, au moment où une bande-démo sera disponible pour évaluer l’intérêt du public pour la production.

L’histoire originale suivra une distribution de jeunes protagonistes divers travaillant à une version romancée du restaurant éponyme, qui se retrouvait à Saint-Boniface jusqu’en décembre 2021.

Chaque épisode mettra la lumière sur un membre différent de l’équipe, afin d’explorer leurs identités, leurs parcours et les raisons qui l’ont mené au restaurant.

La productrice de la série, Alice Teufack, décrit le projet comme typiquement franco-manitobain.

La série suivra plusieurs personnages issus de différents horizons qui, malgré leurs différences, s’unissent à Winnipeg autour d’un objectif commun.

« C’est une réalité franco-manitobaine qu’on pourra mettre à l’écran pour que tout le monde puisse découvrir », partage-t-elle.

« Le Garage, c’est lui-même un mini-Manitoba. C’est une manière, à moi, de présenter notre province.

Elena Sturk-Lussier, scénariste de la série, note aussi l’élément nostalgique de la série, décrivant le lieu originel comme un « endroit communautaire où tout le monde se rassemble. »

L’origine du concept

L’idée est venue originellement d’une collaboration entre la productrice et l’écrivaine locale Amber O’Reilly.

Ensemble, les deux l’ont conceptualisée en 2024 afin de la soumettre au programme du FIP.

Alice Teufack, dont le parcours est principalement axé sur le documentaire, a découvert l’initiative alors qu’elle cherchait des fonds pour développer ses compétences en production de fiction.

Ce programme vise à soutenir le développement de séries canadiennes originales de format court.

Selon elle, cela représente une occasion importante pour les professionnels moins habitués à produire de la fiction.

Le programme est très compétitif : seulement 10 % des projets soumis reçoivent du financement. L’équipe n’a d’ailleurs pas obtenu de soutien lors de ses précédentes demandes en 2024 et en 2025.

De plus, Amber O’Reilly a dû quitter le projet en 2025 pour des raisons personnelles, cédant ainsi les droits de développement de la série à Alice Teufack.

C’est à ce moment-là que la productrice s’est tournée vers Elena Sturk-Lussier, qui avait elle-même bénéficié de ces subventions pour sa série Les faillites d’Astrid.

Elle a approfondi le concept de la série en supervisant le style visuel, étant donné qu’elle en serait la réalisatrice si la série entrait en production après son développement.

« Elena était vraiment la personne parfaite pour cela. Elle a déjà travaillé dans un restaurant, et elle est vraiment très enthousiasmée par l’idée. Surtout, elle comprend bien le budget, et la façon dont il devrait être utilisé », souligne la productrice.

La scénariste abonde dans le même sens.

« Ça fait assez longtemps que je voulais écrire quelque chose situé dans un restaurant. Alors, quand Alice m’a approchée avec l’idée, j’étais vraiment contente de pouvoir enfin réaliser cela. »

L’appui financier

Les 30 000 $ reçus du FIP serviront à tourner la bande-démo ainsi qu’à rédiger les textes des trois premiers épisodes.

Elena Sturk-Lussier précise qu’à la fin du développement, l’équipe disposera également d’une bible de série, qui établira la continuité, les objectifs narratifs des épisodes et l’arc global de l’histoire.

Pendant ce processus, les deux créatrices élaboreront aussi un budget afin de préparer les autres livrables du projet.

L’équipe entreprendra également des recherches de lieux de tournage à Saint-Boniface, bien que le restaurant Le Garage ait fermé ses portes en 2021.

« Nous allons faire quelques repérages, mais pendant le tournage des Faillites d’Astrid, nous avons également trouvé quelques bars et restaurants qui sont vraiment très bien », explique Elena Sturk-Lussier. En termes d’esthétique et d’accessibilité pour les tournages, elle souligne que les bars de la Légion sont également des lieux idéaux. De plus, avec des budgets plus modestes, ces espaces sont souvent plus abordables pour les productions.

Une fois le développement terminé et la bande-démo complétée, la série deviendra admissible au Programme de production de séries de format court du FIP, qui finance les projets développés grâce au fonds initial. Elena Sturk-Lussier lance d’ailleurs un appel à la communauté :

« À tous : gardez l’œil ouvert pour un appel à candidatures dans la communauté, car nous allons avoir besoin d’acteurs francophones pour la bande-démo. »