Installé à Winnipeg depuis dix mois, Rachid Briki succède à Eric Burke à la direction du 100 NONS.

Arrivé d’Algérie il y a moins d’un an, Rachid Briki entend poursuivre la mission de diffusion culturelle tout en apportant sa propre vision.

À la mi-février, Eric Burke annonçait son départ après 11 ans passés au sein de l’organisme, dont neuf à sa direction.

« Son leadership a contribué de façon déterminante à l’évolution et au positionnement du 100 NONS, dans la communauté et au-delà », a souligné une déclaration de l’organisme.

C’est Rachid Briki, fraîchement arrivé au Manitoba depuis l’Algérie, qui a repris les rênes du 100 NONS depuis le 15 avril.

Après une carrière de quinze ans dans le secteur de la musique et de la culture en Algérie, Rachid Briki a posé ses valises à Winnipeg il y a de ça 10 mois.

Le nouveau directeur a commencé son aventure professionnelle canadienne avec un poste d’enseignant de musique et d’éducation physique à la DSFM, le sport et le basketball étant « sa première passion ».

Détenteur d’un diplôme de conseiller de sport réalisé dans son pays d’origine, Rachid Briki confie toutefois que son amour de la musique l’a très vite rattrapé.

« Dès que j’ai fini mes études, je me suis dit le sport c’est très bien, mais il y a une autre passion qui a dépassé tout ça et c’était la musique. »

C’est donc sans surprise qu’aussitôt qu’il tombe sur l’offre du 100 NONS, Rachid Briki présente sa candidature.

« J’étais déjà venu au Manitoba en 2019 dans le cadre d’une visite exploratoire et ça m’avait donné l’occasion de rencontrer plusieurs personnes dans le domaine culturel. J’avais même rencontré Eric Burke avec qui j’avais pu échanger et ça m’avait permis d’avoir un aperçu du microcosme culturel franco-manitobain. J’ai adoré ça et je me suis dit qu’il y avait un sérieux potentiel dans cette province. »

Alors qu’il commence la guitare à l’âge de 10 ans, la musique ne quitte plus jamais la vie de Rachid Briki.

Au plus près du monde artistique

À Alger, il commence une longue carrière dans le secteur des arts et de la culture.

« J’ai commencé par de la gestion d’espaces culturels où je devais gérer des structures, des salles de spectacle, des salles de cinéma et puis un théâtre de verdure. Je m’occupais des infrastructures, du personnel, de la programmation des artistes, la billetterie, etc.

« Après quatre années dans cet espace, j’ai rejoint un organisme qui œuvrait plutôt à faire rayonner les artistes : l’agence algérienne pour le rayonnement culturel. J’occupais le poste de chef du département musique et spectacle vivant. »

À ce moment-là, il commence à travailler avec des organismes et des festivals un peu partout dans le monde pour mettre en lumière les artistes locaux.

En ce sens, le mandat qui lui incombait se rapproche de celui de l’organisme franco-manitobain. Père de deux enfants, Younes 13 ans et Maya 11 ans, c’est d’abord pour eux que Rachid Briki a souhaité venir s’installer au Canada.

« J’ai de l’ambition pour mes enfants et je voulais leur offrir un peu plus de visibilité sur leur avenir. Je me suis dit que le Canada pourrait être génial, qu’il y devait y avoir énormément d’opportunités. Et professionnellement je pense que moi aussi j’avais envie d’explorer d’autres horizons, de découvrir autre chose dans la musique. »

Quant à savoir pourquoi le Manitoba, le père de famille confie qu’il était curieux à l’idée de rencontrer d’autres cultures, « et d’explorer une région peu connue de la communauté algérienne ».

Ravi de l’équipe, à la direction du 100 NONS Rachid Briki se dit « dans son élément » et impatient d’attaquer la saison estivale qui débutera le 13 juin avec la Soirée sans nom.

« J’ai hâte de poursuivre les missions de l’organisme et d’explorer de nouvelles pistes dans tout ce qui est diffusion et promotion d’artistes franco-manitobains. »