À partir du 2 mars jusqu’au 1er juin 2026 les Canadiennes et les Canadiens pourront participer à des consultations sur le sujet de la santé des hommes et des garçons au pays, via un formulaire en ligne.
« Dans les derniers mois, j’ai voyagé à travers le pays. Chaque région est confrontée à des défis distincts, mais un consensus clair s’est dégagé. La santé et la santé mentale des garçons et des hommes a besoin de notre attention. Nous ne le soutenons pas comme nous le devrions, parce qu’à vrai dire, nous ne savons pas par où commencer », a déclaré la ministre fédérale de la Santé, Marjorie Michel.
La santé comprend donc le bien-être physique, mental et social à toutes les étapes de la vie.
Les hommes au Canada font face à des défis de santé distincts, notamment une espérance de vie plus courte (80 ans comparativement à 84 ans chez les femmes), rappelle le gouvernement du Canada.
Les hommes ont trois fois plus de risques que les femmes de décéder par suicide et de développer des problèmes liés au jeu.
28 % des hommes répondent aux critères d’un trouble lié à la consommation de substances au cours de leur vie. Entre juillet 2024 et juin 2025, 72 % de tous les décès apparents liés à une intoxication aux opiacés concernaient des hommes.
« Nous savons également que les enfants avec les pères présents obtiennent de meilleurs résultats à l’école et ont une meilleure santé émotionnelle », ajoute la ministre Michel.
La ministre de la Santé espère d’ailleurs que cet enjeu obtiendra le soutien du plus grand nombre et un maximum de participations.
« Cette conversation ne peut être limitée par les lignes partisanes, la géographie ou l’idéologie. Chaque voix compte. Pour réussir cette conversation et la stratégie qui en résultera, nécessiterons la coopération de tous les gouvernements, de tous les secteurs et de toutes les communautés », a-t-elle dit.
Le gouvernement du Canada estime l’amélioration de la santé des hommes au pays pourrait permettre d’économiser 12,4 milliards $ par an, sans compter les milliards supplémentaires générés par l’augmentation de la productivité.
De plus, Marjorie Michel ne veut pas oublier la santé des femmes, « les deux doivent progresser ensemble », insiste-t-elle.
La Stratégie pour la santé des femmes existe depuis 1999, et la sénatrice Danièle Henkel est présentement en train d’en diriger la mise à jour.
« Je tiens également à reconnaître que les lacunes persistent en matière de santé des femmes. Soyons clairs, l’amélioration de la santé des hommes ne se fait pas au détriment de celle des femmes.
« Comprendre comment les garçons et les hommes forment leur identité, gèrent le stress, cherchent de l’aide et interagissent avec les autres est essentiel pour bâtir des communautés où les hommes et les femmes se sentent en sécurité », explique la ministre de la Santé.

