Au Manitoba, les perspectives économiques des petites et moyennes entreprises (PME) pour février 2026 sont marquées par un optimisme élevé, la province affichant l’indice de confiance le plus fort au pays.

L’indice à long terme (12 mois) s’établit à 69,9, ce qui représente une progression de 9,4 points par rapport au mois précédent.

À court terme (3 mois), l’indice atteint 62,8 (ou 60,5 selon le tableau comparatif national), en hausse de 9,8 points.

Étant donné que ces indices sont supérieurs à 50, cela signifie qu’il y a plus de chefs d’entreprise qui s’attendent à une performance accrue qu’à une performance plus faible.

Les intentions d’embauche pour les trois ou quatre prochains mois montrent un solde positif. 13 % des entrepreneurs prévoient d’augmenter leurs effectifs à temps plein. 9 % envisagent des réductions de personnel.

Parmi les principaux facteurs qui freinent la capacité des entreprises manitobaines à augmenter leurs ventes ou leur production, l’on retrouve la demande insuffisante (intérieure ou extérieure) à 41 %, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée à 37 % ou encore les contraintes liées à la distribution de produits à 25 %.

En janvier, les PME manitobaines étaient déjà confiantes, mais en février le Manitoba devance cette fois-ci toutes les autres provinces. La Nouvelle-Écosse (64,9) et le Québec (64,3) complètent le podium.

De manière générale, la confiance a progressé dans presque toutes les provinces. Toutes affichent un indice de confiance à long terme égal ou supérieur à 50.

Au niveau national, l‘indice de confiance à long terme (12 mois) a progressé de 5,4 points pour atteindre 64,8, dépassant la barre des 60 pour la première fois depuis mai 2022, tandis que l’indice à court terme (3 mois) a bondi de 8,7 points pour s’établir à 61,2, souligne la FCEI.

Malgré cette poussée d’optimisme, des défis structurels persistent. Comme au Manitoba, la demande insuffisante demeure le principal frein à la croissance pour près de la moitié des entreprises (49 %), bien qu’elle montre des signes de légère atténuation. 

Même si les résultats peuvent être satisfaisants, la FCEI se veut prudente.

« Bien que l’indice de confiance à long terme se soit amélioré ce mois ci, cela ne donne pas un portrait complet de la situation. Les résultats de février masquent une tendance générale marquée par un optimisme prudent. Le Canada fait face à une pénurie d’entrepreneurs. Selon les données disponibles, les sorties d’entreprises ont dépassé les entrées selon les dernières données disponibles portant sur cinq trimestres.

« Nous avons besoin de politiques ambitieuses pour renforcer l’écosystème entrepreneurial du Canada et accroître sa compétitivité. Les gouvernements doivent notamment réduire les taxes et impôts et éliminer les obstacles au commerce intérieur », a déclaré Andreea Bourgeois, directrice de l’économie à la FCEI.