– Marsch sur ses terres –

Ce décalage de calendrier pourrait avoir de l’importance au moment de relancer la machine dans un stade de Houston au toit fermé, où la climatisation offrira un peu de fraîcheur aux organismes fatigués, à défaut d’offrir du répit au réchauffement climatique.

Les “Canucks” tenteront de transformer ce court avantage en gros coup, précisément le jour où les États-Unis célèbrent l’Independence Day, leur fête nationale, à grands renforts de feux d’artifice.

Ce serait un sacré clin d’oeil pour le sélectionneur Jesse Marsch, ancien milieu de terrain américain à la deuxième carrière fragmentée, faites de courts passages à Leipzig et Leeds, d’expériences plus abouties à New York et Salzbourg, et d’une grande déception avec la “Team USA”.

L’entraîneur de 52 ans pensait se voir confier les clés de la sélection en 2024, mais la fédération a fait volte-face et jeté son dévolu sur l’Argentin Mauricio Pochettino.

“Que les choses soient bien claires : je n’entraînerai jamais l’équipe nationale américaine. Jamais. Et ça ne me pose aucun problème. À un moment donné, c’était une possibilité, mais j’ai tourné la page. Je m’en fiche complètement désormais”, a-t-il déclaré dans un entretien publié jeudi par le magazine Time.

– Des Canadiens déjà “héros” –

Marsch a fait contre mauvaise fortune, bon coeur, et il s’est lancé à plein dans l’aventure canadienne, avec bonheur jusqu’ici.

Le pays à la feuille d’érable, plus mordu de hockey-sur-glace que de “soccer”, n’avait enregistré que des défaites en deux Mondiaux précédents? Avec lui, il est sorti vivant du premier tour et a fait mieux, en remportant son tout premier match à élimination directe.

Ce grand motivateur en chef, à la personnalité bouillonnante et clivante, a donné une ligne directrice et énormément de confiance à une équipe visiblement soudée dans la difficulté.

“Vous êtes des héros canadiens”, a-t-il dit à ses joueurs, rassemblés en cercle autour de lui, dans un discours d’après-match devenu viral après la qualification face aux Bafana Bafana.

“Il y a des gens qui aiment dire que se rassembler sur le terrain, c’est juste pour les apparences, et franchement, je m’en fous complètement de ce que les gens ont à dire”, a-t-il lâché ensuite en conférence de presse. “Tout ce qui m’importe, c’est notre propre équipe et ce que nous faisons ensemble”.

Une victoire contre le favori marocain ferait entrer Marsch et ses “héros” dans une toute autre dimension. Au tour suivant, il y aura l’équipe de France de Kylian Mbappé ou l’outsider paraguayen.

jta/bdu