L’auteur-illustrateur franco-manitobain François Beaudette, de son nom de plume PJ Bonnet, lance le 16 septembre son premier recueil de nouvelles : Cent centurions (1).

100 histoires en français, de 100 mots chacune. C’est le défi qu’a relevé François Beaudette en écrivant Cent centurions, son second ouvrage auto-édité.

« L’idée, c’était d’offrir 100 petites histoires rapides, dynamiques, poignantes mais qui font rire ou sourire, et toutes avec une chute plutôt surprenante. Parfois cocasse, parfois absurde, les lecteurs auront rarement l’impression de savoir d’avance comment l’histoire se terminera. »

Si chaque nouvelle est sa propre histoire, indépendante du reste, l’ensemble reste organisé en chapitres qui permettent de les rassembler par grands thèmes : enfance, jeunesse, animaux, « durs à cuire », Japon, fantastique et médiéval, frisson et horreur…

« Il y en a pour tous les goûts. Ça se lit facilement, même si certaines histoires sont plus subtiles ou choquantes que d’autres. Je vise un public adolescent/jeune adulte et au-delà. »

L’auteur ajoute que certains personnages reviennent dans plusieurs histoires, en fils conducteurs, notamment un chat et un cocatrix, bête mythologique médiévale ayant une tête et des pattes de coq, des ailes de chauve-souris, et un corps de serpent.

« Ces 100 microfictions, ça se consomme bien une par une ou d’une seule traite! », lance François Beaudette.

Le défi du nombre

Trouver 100 idées d’histoires, ce n’est pas rien. François Beaudette explique que ce projet est « un résultat imprévu du gros travail de recherche que j’ai dû faire pour mon premier roman paru en juin 2025, Frère Bruno et le bouclier de la Foi – Le sentier sinueux, un roman historique et médiéval d’aventure.

« C’était un personnage, un roman sérieux. Je ne pouvais pas y mettre de monstres, être farfelu. Et donc toutes ces choses intéressantes que j’avais trouvées et dû mettre de côté, elles ont commencé à grouiller dans ma tête. Elles devaient sortir! »

Il s’est également inspiré de sa propre vie et de celle de ses proches : bêtises d’enfance et de jeunesse, moments impressionnants, séjour au Japon…

« J’ai rouvert les albums-photos. J’avais besoin de partir d’histoires authentiques, puis je les ai métamorphosées. J’ai aimé retrouver ces anecdotes et les faire revivre. »

Une aide précieuse

François Beaudette a par ailleurs pu compter sur l’appui d’un cercle d’écrivains dont il fait partie, Coulée d’encre, qui se réunit mensuellement à la Maison Gabrielle-Roy sous la direction de Bertrand Nayet.

« Chaque mois, chacun apporte 500 mots et on en parle ensemble, on se critique gentiment, on se lit à haute voix pour mieux se rendre compte du rythme et de la mélodie de la langue. J’ai donc pu soumettre à chaque rencontre cinq de mes histoires et recevoir leurs conseils. Au total, on en a revu 50. C’était très enrichissant. »

En plus de profiter de l’expérience et des suggestions de ses collègues, Coulée d’encre l’a poussé à produire plus vite et efficacement, à être consistant. « Je devais avoir mes 500 mots à présenter! »

Défi supplémentaire : il s’est assuré que chacune de ses histoires fasse exactement 100 mots, titre compris.

« Après l’avoir fait cinq ou six fois, ce n’était pas si compliqué, confie-t-il. On apprend à se débarrasser des mots et détails inutiles. Les descriptions, elles se feront dans la tête de chaque lecteur. J’en dis juste assez pour qu’ils puissent s’imaginer un personnage.

« Les lecteurs sont pressés, bombardés d’informations. Comme écrivains, on ne doit pas les surdoser de superflu. C’est notre rôle de leur donner l’essentiel. »

Alors que trouveront-ils dans les pages de Cent centurions?

En réponse, l’auteur offre plusieurs images : « 100 petits voyages. » Ou encore, pour les gourmands, « 100 croustilles, chacune d’une saveur différente ». Bonne dégustation littéraire!

(1) Lancement ce 16 septembre de 18 h à 20 h à la brasserie Kilter, 450 rue Deschambault à Winnipeg. Cent centurions est déjà disponible sur Amazon.ca. Après le lancement, il sera aussi en vente à la librairie À la page, 200 boulevard Provencher.