Le programme Coulée d’encre, qui revient pour une deuxième édition, offre aux auteurs et autrices un espace de lecture, d’échange et de critique constructive pour faire avancer leurs manuscrits.

Les écrivains et écrivaines qui souhaitent soumettre leur travail à un regard extérieur pourront de nouveau prendre part à Coulée d’encre dès ce mardi 8 septembre.

Pour cette première rencontre, six places sont prévues. Quatre ont déjà été comblées, laissant encore deux possibilités d’inscription.

Les rencontres auront lieu le premier mardi de chaque mois, de 19 h à 21 h, à la Maison Gabrielle-Roy.

« Les gens se réunissent une fois par mois », explique Bertrand Nayet, président de l’Association des auteure·s du Manitoba français (AAMF).

Approche constructive

48 heures avant chaque séance, les participants font parvenir un extrait de leur travail, jusqu’à 500 mots, qu’il s’agisse de poèmes, de récits, de nouvelles, de contes ou de romans. Le texte est ensuite lu à voix haute, puis discuté pendant une vingtaine de minutes par le groupe.

L’approche se veut d’abord constructive. Les échanges peuvent porter sur la grammaire, le vocabulaire, le style, la structure du récit ou encore l’intérêt d’un projet, mais toujours dans un esprit d’accompagnement.

« C’est une critique bienveillante, c’est une critique constructive », insiste Bertrand Nayet. L’objectif, ajoute-t-il, est « d’épauler l’auteur ou l’autrice dans son travail. Et les gens qui ont participé l’année dernière ont beaucoup aimé ça ».

Le cercle accueille des profils très variés. Certains participants ont déjà publié, d’autres commencent leur parcours littéraire, tandis que quelques-uns présentent leur texte pour la première fois.

« C’est très varié. Il y a des auteurs et des autrices connues, d’autres qui sont au début de leur carrière et d’autres qui n’ont publié absolument rien du tout encore et qui soumettent leur texte à un premier regard », souligne Bertrand Nayet.

Malgré la fébrilité des débuts, il décrit une atmosphère « très sympathique », « très amicale », portée par « un esprit de camaraderie, de compassion et d’écoute ».

Chaque personne arrive généralement avec un projet précis : roman, recueil de poésie, récit de vie ou autre manuscrit en cours.

Faire évoluer et progresser les projets

Sur dix rencontres, le groupe peut suivre l’évolution de ces travaux et nourrir la réflexion des auteurs.

« C’est ça qui est bien aussi, c’est qu’on a l’avantage, au cours de ces dix rencontres, d’avoir une très bonne idée de la manière dont évolue le projet. Les auteurs et les autrices l’occasion de pouvoir approfondir la réflexion sur leur projet. Je pense que ça les aide beaucoup », observe Bertrand Nayet.

La participation de chacun fait partie intégrante de la démarche. « Tout le monde doit participer. Tout le monde doit exprimer au moins une chose sur les textes qui sont lus. Ça permet d’avoir une variété de réflexion », indique Bertrand Nayet.

Pour que la discussion progresse, il rappelle toutefois qu’« une fois qu’une remarque a été dite, elle est dite. Ça permet aux propos d’avancer. »

Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 7 septembre, mais des personnes pourront encore se joindre au programme par la suite, notamment à partir du mois d’octobre.

Les frais sont de 35 $ pour les membres de l’AAMF et de 75 $ pour les non-membres.

Une catégorie de membres affiliés permet aussi aux personnes non publiées de devenir membres de l’association.

Pour contacter l’Association ou avoir plus d’informations sur le programme Coulée d’encre : [email protected]