Le kitesurf est un sport assez nouveau au Manitoba, mais il gagne déjà en popularité. Son secret : à chaque saison ses plaisirs.

Camille SÉGUY

Le kitesurfer Roland Rioux

Retraité des pompiers de Winnipeg depuis quatre ans, Roland Rioux a commencé il y a huit ans à pratiquer le kitesurf, été comme hiver.

« Je m’amuse à kitesurfer à plein temps, toutes les quatre saisons, affirme-t-il. J’en fais presque tous les jours. »

Le kitesurf, c’est être tiré par un grand cerf-volant, ce qui permet de « faire des sauts jusqu’à 15 mètres et redescendre au sol comme avec un parachute », décrit Roland Rioux.

Selon les saisons, quand le vent est assez fort, il se laisse porter sur l’eau avec une planche de surf aux pieds, ou sur terre en roller blades, en planche à roulettes ou en planche tout-terrain, ou encore sur la neige et la glace avec des skis ou sur une planche à neige.

« Certains ne pratiquent que le kitesurf sur l’eau, d’autres juste sur la neige, remarque le kitesurfer de Saint-Pierre-Jolys. Moi, je fais tout.

« C’est excitant, j’ai toujours un sentiment de liberté quand je fais du kitesurf, confie-t-il. Je suis avec le vent et la nature. Quand je fais une croisière sur le lac Winnipeg en kitesurf, par exemple, je vois des oiseaux que je ne verrais pas autrement. »

Débuts prometteurs

Développé il y a seulement 25 ans, en France, le kitesurf est arrivé au Manitoba il y a une dizaine d’années.

« Les gens allaient faire de la planche à voile en Oregon, aux États-Unis, rapporte Roland Rioux. Des Manitobains y ont vu des gens avec un cerf-volant, et ils ont voulu faire pareil.

« Aujourd’hui, poursuit-il, on trouve des kitesurfers sur tous les continents. Au Manitoba, on est 250. Ça devient très populaire. »

Des compétitions ont d’ailleurs lieu dans de nombreux pays et à différents niveaux, jusqu’aux championnats du monde. Roland Rioux a pour sa part participé à des compétitions au Minnesota et au Manitoba.

« C’est un sport de plus en plus reconnu à l’échelle internationale, souligne-t-il. J’ai concouru dans plusieurs catégories, comme vitesse, figure libre, circuit et sauts. Je n’ai pas de préférence, j’aime tout. »

Une compétition-collecte de fonds pour la lutte contre le cancer, Kiteboarding for Cancer (KB4C), aura par ailleurs lieu les 26 et 27 février au marais Oak Hammock. Des kitesurfers du Canada et des États-Unis y participeront, dont Roland Rioux.

« Le problème avec ce sport, c’est que ça prend un peu de vent, confie-t-il. S’il n’y a pas du tout de vent, il n’y a pas de kitesurf. Donc c’est parfois difficile d’organiser les compétitions. »

Commencer

Selon le kitesurfer franco-manitobain, « ça ne prend pas trop de force ni d’équilibre pour faire du kitesurf, mais plutôt de l’enthousiasme et de l’intérêt. C’est surtout une question de technique ».

Il invite donc les novices de ce sport aérien à suivre quelques cours (1), afin de mieux connaître les règles de sécurité, apprendre à manier le cerf-volant et savoir s’équiper selon ses besoins et ses envies.

« La majorité des cerfs-volants utilisés font 12 mètres de longueur, mais ça dépend du poids de la personne et de la force du vent, explique Roland Rioux. De même, il vaut mieux un cerf-volant gonflable pour l’eau, et non-gonflable pour la neige.

« Et pour la sécurité, ajoute-t-il, il faut absolument porter un casque dur, en toutes situations, et des protections aux genoux et aux coudes, sauf sur l’eau. Il ne faut pas non plus pratiquer ce sport dans des conditions non familières ou sans expérience, ça pourrait être dangereux. »

(1) Les samedis matins de 10 h à 12 h au marais Oak Hammock. Coût : 69 $ par personne. Limité à six personnes. Information et réservations au (204) 467-3300. D’autres leçons sur www.boostkiteboarding.com.

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