Laurent Gbagbo a été arrêté à la suite d’une offensive généralisée sur sa résidence par les forces nouvelles du nouveau président avec l’appui de l’ONUCI. C’est la fin du siège de la capitale ivoirienne!

En effet, Abidjan, capitale économique de la Côte d’Ivoire a été plongé dans l’horreur de la guerre pendant deux mois. Les soldats fidèles à Alassane Ouattara, président reconnu par la communauté internationale étaient opposés aux forces républicaines de Laurent Gbagbo président sortant. Des civils, hommes, femmes et enfants ont perdu la vie lors des batailles qui ont pris la forme de guérilla urbaine. C’était la tragédie! Tous les matins, des dizaines de cadavres, brûlés vifs ou tués par balle jonchaient les rues de la capitale ivoirienne.

Laurent Gbagbo refusait de quitter le pouvoir malgré l’appel de la communauté internationale. Les combats à la mitrailleuse lourde entre les deux camps ont fait de nombres victimes civiles et militaires, surtout dans les quartiers du Plateau, siège du palais présidentiel et de Cocody, abritant la résidence du président sortant.

Sur le plan humanitaire, la situation s’était dégradée davantage à Abidjan et dans certaines régions du pays.  Pour ainsi dire, c’était la catastrophe. Des villages entiers ont été pillés, brûlés et de nombreux habitants massacrés lors d’exécutions sommaires. Les publications d’organisations telles que Human Right Watch font état de plusieurs centaines de personnes massacrées par les deux camps.

Coupure d’eau, d’électricité et pénuries alimentaires ont préoccupé le bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU en Côte d’Ivoire durant la période qui a précédé l’arrestation de Gbagbo. Des pillards armés parcouraient les rues de la capitale, attaquant les commerces et agressant les populations civiles qui cherchaient de quoi nourrir leurs familles.

Cette crise politico-militaire a, non seulement, affecté l’économie ivoirienne, mais elle a aussi mis en cause toute la croissance économique de l’Afrique de l’Ouest. En effet, selon le Fonds monétaire international (FMI), il faudrait s’attendre à une augmentation de la pauvreté à cause de la baisse des revenus dans toute la région, car la croissance économique qui était prévue à 4,5 % pour 2011 sera en dessous des 3 % si la crise perdure. Les échanges de biens et les relations financières entre la Côte d’Ivoire et les pays de la sous région étaient au point zéro pendant longtemps. Il faut aussi dire que certains pays limitrophes de la Côte d’Ivoire étaient dans l’incapacité d’absorber l’afflux massif de réfugiés dans leur pays et ce qui a eu un impact néfaste sur leur économie, déjà chancelante.

Enfin, Laurent Gbagbo a été arrêté ce lundi 11 avril 2011 par les forces pro-Ouattara avec l’aide de l’ONUCI et conduit à l’hôtel du Golf,  le quartier général du nouveau président Alassane Ouattara.  Ce dernier, lors d’une allocution télévisée a annoncé le lancement d’une « procédure judiciaire contre Laurent Gbagbo et ses proches » et soulignant que « toutes les dispositions seront prises » pour assurer leur « intégrité physique ».

C’est le début de la paix, de la reconstruction et de la réconciliation nationale. La Côte d’Ivoire aura besoin de tous pour regagner sa stabilité et prospérité d’antan pour pouvoir jouer son rôle de leader et de locomotive économique de l’Afrique occidentale.

 

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