La Liberté | Esplanade Riel
Mamadou Aliou Diallo et Alpha Barry.

Quel premier bilan de la saison font les deux kiosques présents sur l’Esplanade Riel, Tourisme Riel et le Cocoloco?

Camille SÉGUY

Il y avait de l’animation cet été sur le boulevard Provencher. Deux kiosques étaient ouverts jusqu’à la longue fin de semaine de septembre. En effet, en plus du kiosque de Tourisme Riel, un nouveau kiosque de vente de produits artisanaux locaux, le Cocoloco, avait ouvert ses portes le 25 juin.

« On a vraiment commencé le 1er juillet, précise le copropriétaire du Cocoloco, Mamadou Aliou Diallo. Ce jour-là, c’était fou, ça n’arrêtait pas! On a eu beaucoup de clients. » L’autre copropriétaire, Alpha Barry, renchérit que « nous étions quatre pour servir la clientèle, et pourtant il y avait une file d’attente quand même ».

Le Cocoloco proposait des produits artisanaux, la plupart du Manitoba ou d’Afrique.

« Au début, les gens venaient car ils pensaient qu’on vendait de la crème glacée, mais ils ont trouvé autre chose de totalement différent de ce qu’il y a ailleurs, raconte Alpha Barry. Ce qui s’est le mieux vendu, c’étaient les produits africains, les cabanes à oiseaux et les bijoux. »

Défis

Toutefois, après un bon début de saison, les affaires du Cocoloco se sont vite essoufflées selon ses copropriétaires. Le chiffre d’affaires s’est finalement établi à quelque 3 500 $ pour juillet, une somme qu’ils auraient voulue un peu plus élevée. « On a commencé en retard et on a perdu plusieurs de nos partenaires, donc c’était un défi pour nous, confie-t-il. On pensait commencer en mai pour avoir nos clients réguliers en juillet-août, mais finalement, on cherchait nos clients en juillet-août. De plus, à deux, on était moins libres pour aller voir nos fournisseurs et réapprovisionner notre stock. »

Le mois d’août était encore plus difficile pour les affaires du Cocoloco. « D’abord, c’était Folklorama donc plus personne n’était à La Fourche, déplore Alpha Barry. Ensuite, ils étaient occupés à préparer leur rentrée et celle de leurs enfants. Et pour ajouter à cela, il y a eu trop de vent en août donc on n’a pas pu sortir nos objets. C’était donc encore plus difficile d’attirer les clients. »

Il estime à environ 500 $ le chiffre d’affaires réalisé en août. « On se préparera mieux l’année prochaine, assure-t-il. On envisage de vendre dans un pavillon de Folklorama, si c’est possible. »

Pas de concurrence

Les voisins du Cocoloco, Tourisme Riel, offraient quant à eux des renseignements aux touristes sur les sites à visiter à Saint-Boniface. La directrice générale de Tourisme Riel, Michelle Gervais, voyait d’ailleurs d’un œil positif la présence des deux kiosques.

« Le Cocoloco a ajouté de la vie au pont Provencher, se réjouit-elle. Avec le kiosque de Tourisme Riel, ça montrait aux gens que quelque chose se passe de ce côté du pont. C’était attirant.

« Et on ne se faisait pas concurrence, ajoute-t-elle, car notre but à Tourisme Riel n’est pas de faire de l’argent, mais d’informer et de promouvoir Saint-Boniface. »

Michelle Gervais estime à environ 400 par mois le nombre de personnes qui se sont arrêtées au kiosque de Tourisme Riel sur l’Esplanade Riel. « C’est semblable à l’an dernier », précise-t-elle. L’employé d’été de Tourisme Riel, Charles Gauthier, ajoute que la fréquentation était très irrégulière. « Les clients se présentaient surtout pendant les congés et les fins de semaines, note-t-il. Le reste du temps, c’était calme. »

Clientèle changeante

Charles Gauthier a aussi remarqué que de plus en plus de touristes non-Canadiens venaient se renseigner auprès du kiosque, sur des questions variées telles que les attraits de Saint-Boniface ou du centre-ville, les adresses de restaurants ou encore le Musée canadien des droits de la personne (MCDP). « Avant, on recevait surtout des Québécois à Tourisme Riel, souligne-t-il. Le tourisme s’est développé. »

De même, Michelle Gervais constate pour sa part que de plus en plus de Winnipégois se sont aussi arrêtés au kiosque. « Beaucoup de gens de Winnipeg ne connaissent pas Saint-Boniface, et avec le MCDP et La Fourche, ils ont eu envie de voir ce qu’il y avait de l’autre côté du pont, explique-t-elle. On a pu les attraper quand ils se promenaient sur l’Esplanade Riel. »

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