La nageuse franco-manitobaine, Marlène Desaulniers-Bernard, a remporté sa première médaille d’argent en solo aux Westerns de nage synchronisée.

La Liberté / SPORT
Marlène Desaulniers-Bernard a remporté la médaille d’argent aux Westerns de natation synchronisée, qui se tenaient à Winnipeg les 30 et 31 mars derniers.

À 22 ans, la nageuse franco-manitobaine, Marlène Desaulniers-Bernard, vient de laisser sa marque parmi les grands noms de la nage synchronisée dans l’Ouest canadien. Elle a remporté, le 31 mars dernier à Winnipeg, la médaille d’argent en solo aux Westerns, la compétition de nage synchronisée de l’Ouest canadien.

« Je participe à cette compétition depuis de nombreuses années et j’ai déjà gagné des médailles en équipe, mais c’est ma première médaille en solo, souligne Marlène Desaulniers-Bernard. Pourtant, je ne partais pas gagnante car je savais qu’il y avait d’autres filles de l’équipe nationale vraiment incroyables. Je voulais juste faire de mon mieux. »

Difficile à prévoir

Même avec une excellente préparation, Marlène Desaulniers-Bernard remarque qu’il est de toute façon difficile de prévoir une victoire. « Il y a des éléments très subjectifs qu’on ne peut pas maîtriser, notamment comment les juges vont aimer nos routines, affirme-t-elle. Il y a toute une variété de routines. Chaque nageuse crée et présente les siennes en fonction de ses forces.

Il y en a des rapides et des lentes, des joyeuses et des dramatiques. Il n’y en a pas deux pareilles. « Seuls quelques éléments sont obligatoires dans la routine technique, mais il y a une entière liberté pour la routine libre », précise-t-elle.

L’un des travaux de la nageuse synchronisée consiste donc, avec son entraîneur, à visionner et analyser des performances passées pour tenter de mieux comprendre ce que les juges aiment ou pas.

« C’est difficile car ça varie beaucoup d’un juge à l’autre, selon son âge, d’où il vient, ou encore son ouverture aux changements, confie Marlène Desaulniers-Bernard. Pour ma part, je fais parfois quelques modifications dans ma routine pour espérer leur plaire davantage, mais jamais de changement majeur. » Pour les Westerns 2012, la nageuse franco-manitobaine avait composé, avec l’aide de son entraîneur, une routine technique dynamique sur un air de Madonna, et une routine libre beaucoup plus lente, triste et émotive sur une variété de musiques. « Les routines lentes sont pour moi plus difficiles, confie-t-elle, car il faut quand même rester dynamique pour ne pas tomber. »

En effet, c’est surtout grâce à sa performance lors de sa routine technique qu’elle a obtenu la médaille d’argent au classement général, parmi une dizaine de nageuses dans la catégorie sénior.

« J’ai fait ma routine technique le 30 mars et j’étais deuxième à la fin, assez loin de la troisième, raconte-t-elle. Ça m’encourageait pour la suite. Mais le lendemain, ma routine libre n’a pas été aussi bien que ce que je voulais. Je n’étais pas exactement sur la musique, pas assez dynamique, pas dedans. J’ai terminé cinquième de l’épreuve. J’étais déçue.

« Cependant, comme j’étais très proche des quatre premières dans la routine libre, et loin de la troisième dans la routine technique, poursuit-elle, j’ai quand même pu avoir la médaille d’argent au classement général! »

Vers les Nationaux

Les Westerns sont la porte d’entrée pour les championnats nationaux de nage synchronisée, qui se dérouleront du 1er au 6 mai 2012 à Victoria en Colombie-Britannique. « J’y participe depuis que j’ai 13 ou 14 ans, mais je n’ai encore jamais gagné de médaille en solo, indique Marlène Desaulniers-Bernard. Cette année, après ma performance aux Westerns, j’aimerais vraiment avoir aussi une médaille aux Nationaux. Je vais travailler fort pour m’améliorer et espérer! »

Quant à rejoindre l’équipe nationale de nage synchronisée, « c’est mon but ultime, mais pas tout de suite car le niveau est très élevé et c’est difficile pour des nouveaux d’y entrer, surtout quand elles préparent les Jeux olympiques, confie-t-elle. Le mieux, c’est d’attendre après les Jeux olympiques car il y a toujours des filles qui s’arrêtent donc il y a des places à combler. Toutefois, je ne suis pas sûre que j’essayerai dès 2013 ».

Pour l’heure, Marlène Desaulniers-Bernard planifie déménager à Ottawa pour faire des études de droit, tout en continuant la natation synchronisée. « Je suis chanceuse car mon entraîneur est partie à Ottawa cette année pour rejoindre Synchro Canada, se réjouit-elle. Je vais donc pouvoir la retrouver. »

 

Camille SÉGUY | Journaliste

 

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