Le Franco-Manitobain Stéphane Waldie participera aux camps de sélection de l’équipe nationale B de volley-ball, du 11 au 16 mai au Québec.

La Liberté | SPORT
Stéphane Waldie espère rejoindre l’équipe de réserve de volley-ball du Canada, en tant que libéro.

Volleyeur depuis l’âge de 12 ans, le Franco-Manitobain Stéphane Waldie, aujourd’hui âgé de 24 ans, vient d’être sélectionné avec 44 autres Canadiens pour prendre part aux camps de sélection de l’équipe nationale de réserve de volley-ball, du 11 au 16 mai à Gatineau au Québec.

« Sur le terrain de volley-ball, je suis le libéro, précise Stéphane Waldie. Quand je m’entraînais à l’Université de Colombie-Britannique (UBC), à l’âge de 21 et 22 ans, le libéro titulaire, Blair Bann, faisait partie de l’Équipe Canada et je devais le pousser pour prendre sa place sur le terrain. Ça m’a beaucoup motivé et fait progresser car je jouais contre le meilleur libéro du Canada! »

Stéphane Waldie a rejoué contre Blair Bann pour une partie de la saison 2011-2012, ce qui a fait de lui « le deuxième libéro du Canada pour un tiers de la saison, souligne-t-il.C’est pourquoi mon nouvel entraîneur à l’Université de Winnipeg, Larry McKay, m’a conseillé d’essayer d’entrer sur l’équipe nationale B comme libéro ».

L’équipe nationale B de volley-ball représente le Canada lors des compétitions internationales lorsque l’équipe nationale de volley-ball principale, l’équipe A, est indisponible.

Au-delà des échecs

Pourtant, Stéphane Waldie n’a pas toujours connu des moments de succès en volley-ball. Lui qui a toujours fait, de la 7e année à l’université, de nombreux sports collectifs, il avoue qu’« en volley-ball, j’étais loin d’être le meilleur joueur. C’était surtout pour m’amuser. Mon sport de compétition, c’était le soccer ».

En 10e année, il n’a pas été retenu pour faire partie de l’équipe de volley-ball de son école, le Collège Louis-Riel, mais il a tout de même rejoint le club de volley-ball.

« C’était un club pour les 11e et 12e années et j’étais le seul en 10e année, se souvient Stéphane Waldie. Ce fut une expérience difficile. Les grands m’ont bien remis à ma place en me disant que j’étais de trop petite taille pour jouer au volley-ball et que je n’arriverais jamais à intégrer une équipe en 11e année. Toutefois, ça a eu pour effet de me motiver à travailler plus fort! »

L’effort a porté ses fruits puisque Stéphane Waldie a rejoint l’équipe des 11e et 12e années du CLR en 11e année.

Enfin les succès

En 12e année toutefois, Stéphane Waldie a été nommé meilleur joueur de l’équipe et entraîneur assistant. Après la saison, il a rejoint le club de volley-ball de l’école comme joueur libéro de réserve mais « l’entraîneur s’est rendu compte que j’étais meilleur que le titulaire », affirme-t-il.

À la fin de l’année scolaire, Stéphane Waldie était sélectionné pour l’été dans l’équipe provinciale, directement comme commençant. L’année scolaire suivante, sa première année d’université, il jouait dans l’équipe de l’Université de Brandon de niveau sport interuniversitaire canadien (SIC), « le plus haut niveau universitaire avant les équipes professionnelles ou l’Équipe Canada, souligne l’athlète franco-manitobain.

« C’est à ce moment-là que j’ai dû choisir le volley-ball sur mes autres sports, précise-t-il. L’entraînement devenait trop intensif pour tout faire et il n’y avait pas d’équipe de soccer SIC dans la province. »

De Brandon, Stéphane Waldie a été recruté sur l’équipe SIC de l’UBC, à Vancouver. C’est là qu’il a rencontré le meilleur libéro du Canada, Blair Bann, mais aussi qu’il a été entraîné par ancien libéro professionnel, Richard Schick.

« Richard Shick a changé ma perception du jeu, l’a rendu beaucoup plus intéressant, assure Stéphane Waldie. Il mettait beaucoup d’importance à la position de libéro comme pouvant aussi placer et attaquer, ce qui ne se fait pas trop d’habitude. C’était plus motivant pour moi et j’ai vraiment progressé. »

Le Franco-Manitobain est finalement revenu au Manitoba pour ses études en 2010, mais il a gardé des liens avec l’équipe de l’UBC car il faisait souvent des stages à Vancouver.

Aujourd’hui, « je m’entraîne deux fois par semaine à l’Université de Winnipeg pour réussir le camp de sélection à Gatineau, mais ma réussite dépendra aussi de qui d’autre a été sélectionné, conclut Stéphane Waldie.

« Quoi qu’il arrive, ajoute-t-il, si je ne suis pas dans l’équipe B l’an prochain, j’ai déjà un agent qui m’a trouvé une équipe professionnelle en Europe donc je ferai du sport à 100 %. C’est ma priorité. »

Camille SÉGUY | Journaliste

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