Madame la rédactrice,
La chorale Les blés au vent a enchanté son auditoire en mai dernier en lui offrant un concert de qualité. D’entrée de jeu, je félicite Louise Dupont d’avoir ramené un personnage de premier plan dans le monde du chant choral, Guy Boulianne. J’ignorais que ce dernier avait été absent pendant plusieurs années avant de reprendre la direction du groupe qui a quadruplé depuis son retour en 2006.

Faire « chanter le Manitoba français » n’est pas un mandat facile. Tant d’activités de toutes les couleurs sollicitent les Manitobains qu’il faille un grand amour du chant, une discipline à toute épreuve et un surcroît de flamme pour garder vivante une étincelle qui ne doit jamais s’éteindre.

Plus d’un siècle est passé depuis que l’on a juré de faire disparaître le français au Manitoba et pourtant nous y sommes toujours à parler, rire et chanter en français. Je chante parce que l’orage n’est pas assez fort pour couvrir mon chant, disait le poète Aragon.

En reconnaissant dans le groupe cinq anciens étudiant(e)s de l’Université de Saint-Boniface, je me suis dit : « Non, nous ne perdons pas notre temps à enseigner le français au Manitoba.

La soirée a plu aux assistants de tous âges qui ont chaleureusement applaudi un répertoire judicieusement choisi parmi lequel des œuvres de Gérard Jean et d’autres compositeurs de chez nous. Ajoutons que parmi sopranes, altos, ténors et basses, il y avait des voix superbes et, surprise de la soirée, la présence de Carmen Campagne, artiste de grande renommée, qui a interprété Rêves multicolores. Quelques sièges libres seulement dans l’église du Précieux-Sang où la qualité de l’acoustique — merci à l’architecte Étienne Gaboury — a facilité la perception des sons musicaux.

Merci et félicitations à la chorale! Et revenez plus souvent avec ce vent frais de nos prairies.

Annette Saint-Pierre | Le 17 mai 2012

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