L’équipe nationale féminine de basketball en fauteuil roulant a élu domicile à Winnipeg pour l’été.

Par Vincent Régis 

La Liberté - Presse (MB)
Maude Jacques et Élaine Allard de l’équipe canadienne féminine de basketball en fauteuil roulant.

Pour la première fois de son histoire, l’équipe féminine canadienne de basketball en fauteuil roulant a décidé de centraliser ses activités en vue des Jeux paralympiques de Londres plutôt que de tenir un camp d’entraînement tous les trois mois comme c’était le cas auparavant. Les 12 joueuses s’entraînent donc à Winnipeg depuis le 1er juin et y seront pour tout l’été.

« D’habitude, on fait un camp de deux semaines et on a le temps d’oublier comment jouer avec nos coéquipières, tandis que la centralisation permet vraiment d’installer une chimie entre nous et de la développer », indique Cindy Ouellet, qui en sera à ses deuxième Jeux paralympiques.

Ses deux coéquipières québécoises, Élaine Allard et Maude Jacques, voient aussi le fait de se regrouper en équipe à quelques semaines des Jeux d’un bon œil. « On est toutes d’excellentes joueuses individu-ellement, mais on a toujours des choses à corriger collectivement, précise Élaine Allard. La centralisation permet ça. Déjà on voit une amélioration après seulement deux semaines. »

Avoir un pied-à-terre permanent permet aussi aux joueuses de disposer d’une équipe complète de spécialistes : psychologue, nutritionniste, physiothérapeute et équipe médicale s’assurent de préparer physiquement et mentalement la formation canadienne. « On ne pourrait pas être mieux encadrées, note pour sa part Maude Jacques. Les conditions sont idéales. »

La confiance règne

À moins de deux mois des Jeux, l’excitation commence à se faire ressentir pour les joueuses qui vivront une première expérience paralympique.

« Personnellement, ça doit faire au moins quinze ans que je rêve de participer aux Jeux, soutient Élaine Allard. J’ai participé à quelques Coupes du monde, aux Jeux para-panaméricains, mais les Jeux paralympiques, c’est vraiment le summum de la compétition. »

« Lors des Jeux para-panaméricains au Mexique en novembre dernier, c’était la première fois que je vivais une cérémonie d’ouverture pour le Canada et j’étais vraiment émue, ajoute Maude Jacques. Je ne peux pas m’imaginer ce que ça va être à Londres! »

Si toutes s’entendent pour dire que la compétition risque d’être relevée, les attentes ne sont pas pour autant moins élevées. « Je veux monter sur le podium et sur la plus haute marche », affirme Élaine Allard avec conviction.

« L’équipe est très bonne, on a plusieurs nouvelles, mais aussi plusieurs filles d’expérience. On a un bon mélange de rapidité, de grandeur et de force », analyse Cindy Ouellet, qui se remet d’une blessure à l’épaule.

L’été s’annonce donc chargé pour les 12 joueuses de l’équipe canadienne : en plus des entraînements quotidiens à l’Université du Manitoba, elles s’entraîneront quelques jours en Alabama et disputeront un tournoi au Mexique. Après quelques jours de congé, elles s’envoleront directement vers Londres. Les Jeux paralympiques s’amorceront le 29 août.

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