Pour apprendre les bonnes manières à ses enfants, Monique LaCoste a imaginé un jeu. Aujourd’hui, elle en fait une histoire pour tous les enfants, qui sortira en décembre 2012.

 

LA LIBERTÉ
Monique LaCoste.

Par Camille HARPER-SÉGUY

Quand la mère de famille franco-manitobaine, Monique LaCoste, a voulu apprendre les bonnes manières à table à ses enfants, Samuel et Maxime Kornachuk, elle en a fait un jeu avec eux dans lequel elle leur demandait ce qui se passerait si la reine venait dîner et qu’elle les voyait. Pour les Fêtes 2012, elle publiera un livre pour enfants en français tiré de ce jeu, Si la reine venait dîner.

« Si la reine venait dîner est une histoire pour les enfants de quatre à sept ans, pour les aider à naviguer, avec leurs parents, dans le monde des bonnes manières à table, explique Monique LaCoste. Ce sont les péripéties de deux garçons très mignons, mais un peu polissons car ils ne respectent pas les règles des bonnes manières à table! »

Elle s’est inspirée des défis rencontrés avec ses propres enfants, comme les bruits de bouche, le fait de parler tous en même temps ou de ne pas rester assis, ou encore celui de ne pas aider à desservir la table.

« La formule se répète toujours de la même façon dans l’histoire, révèle l’auteure. Il y a un problème, Maman sermonne, la reine arrive et elle envoie les enfants en punition quelque part dans le monde, et les enfants apprennent la leçon.

« Pour les parents, c’est une façon amusante de mettre la priorité sur la politesse, assure-t-elle. J’ai cherché dans la littérature enfantine avant d’écrire mon livre, et je n’ai pas trouvé beaucoup de livres sur la politesse. De plus, le peu qu’il y avait offrait des histoires assez sèches, sans personnages. C’est pourquoi je me suis décidée, il y a six ans, à écrire et publier un tel livre. »

Par ailleurs, Monique LaCoste a écrit son premier ouvrage publié en rimes. « C’est un défi d’écriture que je me suis donné car j’aimais bien les histoires en rimes de Dr. Seuss quand j’étais petite, confie l’auteure. De plus, c’est important pour moi que l’histoire se lise bien à haute voix, donc j’ai fait attention à ma cadence et à mes choix de mots. Or, le rythme est meilleur quand ça rime. »

Les illustrations, réalisées par le Franco-Manitobain Alexis Flower, tiennent également une place importante dans Si la reine venait dîner. « Je souhaite que les images rendent l’histoire fantastique au lieu d’effrayante, surtout quand la reine envoie les enfants loin dans le monde, souligne l’auteure. On a quand même affaire à un public de tout-petits! »

« J’ai essayé plusieurs styles pour illustrer cette histoire, et ce sont des collages de différentes textures de tissus et de boutons qui ont été retenus, raconte Alexis Flower. C’est rare dans un livre pour enfants de voir des collages, mais j’aime me lancer des défis. » S’il illustre des livres depuis un an, Si la reine venait dîner sera son premier ouvrage publié.

« Je ne pensais vraiment pas écrire de la fiction un jour, conclut Monique LaCoste. Mais maintenant que je l’ai fait, je n’exclus pas de continuer et de faire une trilogie pour les tout-petits sur les situations sociales. »