Heyderabad, la deuxième pièce de la saison 2012-2013 du Cercle Molière sera présentée en public pour la première fois le 16 novembre.

 

LA LIBERTÉ (PRESSE CANADA)

La première représentation de Heyderabad aura lieu le vendredi 16 novembre au Cercle Molière.

 

Pour la deuxième pièce de théâtre de sa saison, le Cercle Molière a décidé de mettre en scène Heyderabad, une nouvelle création qui sera en représentation jusqu’au 8 décembre. Mise en scène par Irène Mahé, l’œuvre de Jean-Pierre Dubé sera interprétée pour la première fois le soir du 16 novembre au Cercle Molière, juste après le lancement officiel du livre par les Éditions des Blés (1).

L’origine de cette collabo­ration remonte en 2007 lorsque le Cercle Molière a fait une commande assez particulière à l’écrivain franco-manitobain. « On m’a proposé quelque chose de très précis, explique l’auteur. La pièce devait porter sur le conflit afghan avec une famille qui attend le retour d’un soldat pour les fêtes de Noël. »

Pour aborder un sujet qui lui était entièrement nouveau, Jean-Pierre Dubé a dû mobiliser sa curiosité et se lancer dans un travail de recherche de longue haleine. « J’ai commencé mon travail avec l’idée que je partais à la découverte et que j’allais, autant que possible, ne pas tenir compte de mes préjugés, confie-t-il. J’ai alors commencé à lire tout ce qui était publié sur le sujet. »

Un chemin plein d’embûches

Et ce long chemin de recherche et d’écriture ne s’est pas tracé sans difficulté, surtout lorsque Jean-Pierre Dubé a tenté de rencontrer des soldats revenant du front en Afghanistan.

« Je ne m’attendais pas à ce que ce soit si compliqué, avoue-t-il. Les familles ne veulent pas en parler et le discours que permet la Défense nationale est très contrôlé. J’ai réussi à passer trois heures avec un capitaine en charge des communications qui a vécu trois mois au front, mais je n’ai pas pu rencontrer de famille. »

C’est en lisant un dossier dans The Sun sur le choc post-traumatique que Jean-Pierre Dubé a eu un déclic, qu’il a trouvé son angle d’écriture. Et il a donc commencé à écrire l’histoire de cette famille franco-manitobaine qui tente de fêter Noël dans l’attente du fils porté disparu.

« La famille prépare le concert de Noël dans un contexte d’attente intolérable, raconte-t-il. C’est le paradoxe de Noël qui est supposé se vivre dans la joie et l’abondance, mais qui devient ici un moment d’une effroyable anxiété. Ils préparent la crèche et ils chantent des cantiques de Noël dans une tristesse épouvantable. »

Et pour jouer ce spectacle musical, les comédiens choisis sont avant tout des chanteurs parmi lesquels on retrouve des noms comme Nadia Gaudet ou Rayannah Kroeker.

Une expérience d’écriture

« J’ai compris en écrivant cette pièce que les dommages de la guerre ne sont pas ceux que l’on croit être, raconte-t-il. Les conséquences ne sont pas uniquement sur l’individu, elles concernent la société entière. Si l’on ne voit pas ça, c’est tout un côté de la guerre que l’on manque. »

C’est donc une véritable expérience de découverte et de détachement que Jean-Pierre Dubé a vécue en travaillant sur le conflit en Afghanistan. « La guerre est le deuxième plus vieux métier du monde avec l’écriture, assure l’écrivain. Je ne véhicule aucun message dans cette pièce sinon que la guerre existe et qu’elle engendre un stress impossible à diagnostiquer. »

 

(1) Le lancement officiel du livre aura lieu à 19 h 15 au foyer du Cercle Molière et l’ouverture des portes pour la première représentation se fera à 19 h 30.

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