D’octobre à décembre derniers, l’adaptation de la pièce de théâtre DISS a été jouée dans une vingtaine d’écoles du Manitoba. Elle visait à sensibiliser les élèves, mais aussi les professeurs, à la problématique des gangs et de la violence.

 

La Liberté (Presse Canada)
Lacina Dembélé a beaucoup aimé l’interaction générée par la pièce DISS entre les élèves et les comédiens, lors des différentes représentations dans les écoles du Manitoba.

 

Pièce de théâtre interactive, DISS aborde les problèmes des gangs et de la violence. Écrite en 2011 par l’auteur torontois Rex Deverell, elle a été adaptée l’année dernière pour les élèves des écoles du Manitoba.

L’étudiant franco-manitobain Lacina Dembélé figurait dans la distribution. Il jouait aux côtés de cinq autres comédiens. « La pièce a été écrite à Toronto, où l’on compte beaucoup de gangs, en raison d’une masse importante de nouveaux arrivants, explique l’artiste. Elle met en lumière une situation qui existe aussi à Winnipeg, c’est pourquoi il a été jugé utile de la proposer aussi chez nous. »

Entre les mois d’octobre et décembre, la pièce de théâtre DISS a été jouée dans une vingtaine d’écoles manitobaines. « Elle s’adressait principalement aux élèves de la 9e à la 12e année, mais nous avons également joué pour des élèves de 7e et 8e, en adaptant un petit peu le texte », précise Lacina Dembélé.

Une participation active

La particularité de DISS est que la pièce est construite selon le principe du théâtre forum et que, par-là, elle engage la participation du public dans le dénouement de l’histoire.

« La pièce complète dure 40 minutes, exprime Lacina Dembélé. Après l’avoir jouée une première fois, on la rejoue en donnant l’option aux élèves, cette fois, de changer les évènements de l’histoire afin que celle-ci se termine différemment.

« Concrètement, précise le jeune homme, les élèves ont la possibilité d’interrompre les comédiens à n’importe quel moment, afin de proposer une alternative au niveau des paroles ou des gestes à adopter. »

L’improvisation des élèves donne lieu à un débat dans la classe, qui permet de discuter des différentes idées proposées. « Quand un jeune est approché par un gang, il ne sait pas comment réagir, expose le comédien. Le corps réagit de manière naturelle et celle-ci n’est pas forcément la bonne. La pièce de théâtre aborde cette situation et enseigne aux jeunes les  bons réflexes à adopter par rapport à différents cas de figure. »

Un accueil positif

Selon Lacina Dembélé, DISS a reçu un accueil très positif de la part du public. « Au départ, il a été assez difficile de promouvoir la pièce, note-t-il. Mais une fois jouée dans les écoles, tout le monde a reconnu l’intérêt de la démarche.

« Les élèves, s’ils n’ont jamais été personnellement approchés par un gang, ont au moins une personne dans leur entourage qui a été confronté au problème, expose le comédien. C’est pourquoi la pièce les a touchés d’une manière ou d’une autre. »

La pièce a aussi été très appréciée par les professeurs. « Ceux-ci ne se rendaient pas compte à quel point les élèves étaient affectés par la problématique, continue Lacina Dembélé. Et eux-mêmes ont avoué ne pas savoir quelle était la meilleure façon d’agir ou de réagir dans le type de situations présentées. L’expérience a donc été aussi enrichissante pour le public cible, à savoir les jeunes, que pour leurs enseignants. »

 

Par Angelika ZAPSZALKA

separateur

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