La réalisatrice et productrice Danielle Sturk travaille actuellement sur un nouveau projet cinématographique, un film documentaire consacré à la chorégraphe défunte Rachel Browne qui a fondé la compagnie Winnipeg’s Contemporary Dancers.

 

La Liberté (Manitoba)
Danielle Sturk s’apprête à réaliser son premier documentaire, un long-métrage consacré à la chorégraphe manitobaine défunte Rachel Browne.

 

À travers sa nouvelle production audiovisuelle, Danielle Sturk entend conjuguer ses deux passions : la danse et la réalisation cinémato­graphique. Son nouveau projet porte sur la danseuse et chorégraphe Rachel Browne décédée le 9 juin dernier.

« Je suis une grande admiratrice de Rachel Browne, révèle Danielle Sturk. Féministe, danseuse et mère de famille, elle a fondé la compagnie Winnipeg’s Contemporary Dancers en 1964 et est parvenue à la faire vivre toutes ces années.

« Je suis moi-même danseuse, j’ai été chorégraphe et, pour l’avoir vécu, je sais qu’il ne s’agit pas là d’une activité facile, continue la productrice franco-manitobaine. La ténacité de Rachel Browne est sans doute ce que j’admire le plus chez elle. »

Danielle Sturk a eu l’occasion de danser au sein de la compagnie de Rachel Browne dans les années 1980. Elle a gardé un très bon souvenir de cette expérience.

« Lorsque j’ai appris que Winnipeg’s Contemporary Dancers organisait un spectacle en hommage à sa fondatrice défunte, en janvier dernier, j’ai demandé à la compagnie s’il était prévu que l’évènement soit immortalisé par l’image, continue Danielle Sturk. Parce que rien de tel n’était programmé, j’ai décidé de m’en occuper. »

Dès cet instant, la réalisatrice s’est sentie investie d’une mission. « J’ai ressenti une certaine responsabilité vis-à-vis de Rachel Browne et je me suis lancée pour défi de réaliser un long-métrage à son effigie », indique Danielle Sturk.

Un film d’auteur

Il s’agira du premier film documentaire de la productrice qui, d’ordinaire, réalise des fictions. « J’envisage un documentaire d’auteur très ouvert, développe-t-elle. Il s’agira de mon regard sur le travail de Rachel Browne, de mon interprétation personnelle de son œuvre, et de sa réinterprétation à travers ma sensibilité et mes références. »

En tant que danseuse, Danielle Sturk envisage la possibilité de reproduire à l’image une partie des danses de la chorégraphe, à sa manière. « Ses danses étaient réalisées dans des décors simples, les danseurs portaient des vêtements sobres, indique la cinéaste. Tout était très naturel, un peu à l’image des plaines du Manitoba. La personnalité de la province se retrouvait dans son travail.

« Du coup, ma démarche consisterait à reprendre quelques-unes des danses de l’artiste, de les sortir de leur décor habituel qui est celui de la scène de théâtre, et de les replacer dans de nouveaux contextes, continue Danielle Sturk, comme celui de la nature et du plein air. »

L’impact de l’artiste

Pour la construction de son projet, Danielle Sturk entend s’appuyer sur les documents d’archives ayant appartenu à Rachel Browne, dont ses écrits personnels, ainsi que sur les propos recueillis auprès de l’entourage de la chorégraphe.

« Je ne souhaite pas faire la biographie de Rachel Browne, mais réaliser une œuvre qui témoigne de l’impact qu’elle a eu grâce à son travail et à ses danses », précise la réalisatrice.

Récipiendaire d’une aide financière de la part du Conseil des arts du Manitoba, Danielle Sturk vient d’entamer la première phase de travail, la documentation. « L’aide financière me permettra d’assumer les premiers coûts, énonce-t-elle. J’aurai cependant besoins d’autres fonds pour poursuivre mes activités. J’espère recevoir une aide de la part du Conseil des arts du Canada, mais je n’aurai une réponse qu’en juillet prochain. »
Par Angelika ZAPSZALKA

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