La peintre francophile de Winnipeg, Cheryl Gilarski, dévoile à son public son nouveau style le 3 mai prochain, plus coloré et impressionniste.

 

Cheryl Gilarski
Cheryl Gilarski dans son studio. La peinture à l’huile est pour elle une passion à plein temps, et ce depuis sa jeunesse.

L’artiste peintre à l’huile francophile de Winnipeg, Cheryl Gilarski, dessine depuis qu’elle est enfant et peint depuis qu’elle a 20 ans. Elle a donc souvent exposé ses œuvres au Manitoba, notamment dans la galerie d’art Birchwood. Pourtant, sa prochaine exposition, Allusions, du 1er au 31 mai à la galerie Pulse du Johnston Terminal à La Fourche, aura des airs de commencement. (1)

« C’est la première exposition de la «nouvelle moi», explique Cheryl Gilarski. Avant, je peignais surtout des animaux sauvages. Mes peintures étaient très précises, très détaillées, très réalistes, avec des couleurs sombres.

« Mais j’ai arrêté à cause de problèmes familiaux et amicaux, et j’ai eu une épiphanie, poursuit-elle. Depuis un an, je me concentre sur les paysages, et je peins de manière beaucoup plus impressionniste, moins stricte, avec plus de couleurs. Ça me rend plus heureuse. Je ne peux plus imaginer un monde sans couleurs. »

À La Fourche

L’artiste autodidacte de Winnipeg présente donc au public une vingtaine de ses nouvelles peintures à l’huile, la plupart des paysages, qu’elle a rassemblés sous le titre Allusions. C’est sa première exposition à la galerie Pulse à La Fourche, « une galerie que j’aime beaucoup parce qu’elle se consacre aux artistes manitobains », se réjouit l’artiste francophile, qui est elle-même membre de la Manitoba Society of Artists.

Au sujet de son exposition, elle confie qu’elle a « peint des paysages que j’ai vus, mais aussi d’autres que j’ai imaginés. Beaucoup de paysages qu’on retrouve dans mes peintures n’existent en fait que dans ma tête ».

L’eau est notamment l’un des éléments les plus inspirants pour Cheryl Gilarski. « J’aime l’eau, les océans, les lacs, affirme-t-elle. Ça me revitalise. J’aime la façon dont l’eau bouge tout le temps, je trouve cela beau et régénérant. Il y a donc souvent de l’eau dans mes paysages. »

Toutefois, Cheryl Gilarski tient à ce que son public voie ses paysages chacun à sa façon. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle a préféré des arrière-plans plutôt flous pour ses peintures.

« C’est pour cela que j’ai appelé mon exposition Allusions, explique-t-elle. Je veux que les gens reconnaissent le contenu de mes œuvres, mais pas de manière trop précise. Je veux que chacun les interprète à sa façon, en tire ses propres conclusions.

« Je souhaite surtout qu’ils se sentent bien en voyant mes peintures, et que ce qu’ils voient les amènent à apprécier la beauté du monde qui nous entoure, ajoute-t-elle. La vie est précieuse. Il faut en profiter. »

Et c’est justement ce que Cheryl Gilarski a eu le courage de faire elle-même, il y a un an. « Changer de style en peinture n’est pas facile, mais je l’ai fait car mes nouvelles œuvres me rendent plus joyeuse, conclut-elle. Et pour le moment, ceux qui les ont vues les ont aimées, donc je n’ai pas trop d’inquiétudes quant à l’exposition. »

 

(1) Du 1er au 31 mai à la galerie Pulse du Johnston Terminal à La Fourche. Ouvert tous les jours de 11 h à 18 h et jusqu’à 20 h les jeudis. Vernissage en présence de l’artiste le 3 mai de 19 h à 21 h. Entrée gratuite. Info. : www.pulsegallery.ca.

Par Camille HARPER-SÉGUY

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