P’our l’avant dernier concert de l’éclatante célébration de son 40e anniversaire, le Manitoba Chamber Orchestra a réuni de nouveau en duo la soprano Suzie LeBlanc et le contre-ténor Daniel Taylor, qui avaient fortement impressionné lors de leur première apparition au MCO en 2004. L’auditoire avide de les entendre a rempli l’église Westminster en quelques minutes après l’ouverture des portes et les a longuement et chaleureusement ovationnés à leur entrée en scène.

Avec Anne Manson au pupitre, ils ont présenté un programme d’oeuvres baroques de Handel, Vivaldi, et Pergolesi, comprenant des duos, des solos et deux pièces orchestrales, et deux oeuvres post-baroques de Mozart et Gluck. Les voix de Suzie LeBlanc et Daniel Taylor se fondent dans un son de toute beauté, plein de douceur et de tendresse, qui a été soutenu avec beaucoup d’élégance et de délicatesse par l’orchestre.

Suzie LeBlanc revient sur scène après une absence de plusieurs mois pour se consacrer à des projets personnels, dont la création et l’enregistrement de chants sur des poèmes de la poétesse Elizabeth Bishop, à qui elle voue une grande admiration. En beauté et en grande forme, très heureuse de renouer avec son public, elle irradiait d’une joie sereine et a interprété ces chants d’amour avec beaucoup d’émotion. Sa belle voix cristalline, toujours jeune, juste et agile dans les ornementations, remplissait l’église d’un son ravissant. Elle a chanté avec beaucoup d’expressivité et une diction impeccable.

Daniel Taylor n’était dans sa meilleure forme, mais grâce à sa maîtrise technique exceptionnelle il  a chanté à la hauteur de sa réputation.  La tessiture et la puissance de sa voix sont toujours  impressionnantes. Les ornementations sont superbes et la diction excellente. Pendant la première partie, on l’a senti mal à l’aise et un peu distant, chantant sans grande émotion et regardant à peine sa partenaire dans les premiers duos. Il a cependant succombé au charme de Suzie LeBlanc dans l’interprétation du duo Caro Bella, de l’opéra Rinaldo de Handel, qu’il a chanté avec plus de présence et d’émotion. Il a graduellement retrouvé plaisir à chanter et le concert s’est terminé par deux merveilleuses interprétations du duo Io T’Abbraccio de l’opéra Rodelinda de Handel, en final et en rappel.

L’orchestre a interprété l’Ouverture de l’opéra Rinaldo de Handel et Festival Overture and Danses (quatre danses)  de Handel. Ces pièces ont été jouées avec tout le charme de la musique baroque, avec beaucoup de mouvement et de nuance dans une allure vive et joyeuse, sous la direction experte d’Anne Manson.

Encore une fois, le MCO a comblé son auditoire avec un concert bien structuré, divertissant et d’une très grande qualité musicale.

 

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