Par Manon BACHELOT

Avec son collectif de hip-hop, SIKAT, Natasha Rey, jeune Franco-Manitobaine de 16 ans, devient championne canadienne de hip-hop.

LA LIBERTÉ (MANITOBA)
Natasha Rey, jeune Franco-Manitobaine de 16 ans a remporté la compétition nationale de hip-hop avec son collectif SIKAT, à Toronto, le samedi 10 août.

Clameur au théâtre Ryerson de Toronto, samedi 10 août. Le collectif de danse winnipé­gois, SIKAT, rafle de nouveau la mise à The Beat Down Competition, la compétition nationale de hip-hop. Leur troisième victoire après avoir subjugué les juges en 2009 et 2011.

« C’est un rêve qui se réalise » pour Natasha Rey, une jeune danseuse talentueuse, Franco-Manitobaine de 16 ans. Depuis novembre 2012, date à laquelle elle a intégré le collectif SIKAT, Natasha Rey vit sur un petit nuage.

« À 10 ans, je regardais déjà ce groupe danser sur internet, admirative. J’ai toujours voulu danser avec eux autres », se rappelle t-elle. Six ans après, elle use ses Vans sur le parquet des différents studios winnipégois, inlassable­ment, jusqu’à six heures par jour avant les grandes compétitions. Le prix à payer pour pouvoir aller fouler les meilleurs planchers mondiaux avec SIKAT. « Un collectif d’une trentaine de danseurs passionnés, motivés, talentueux de 20 à 30 ans. Plus qu’un collectif de danse, c’est une grande famille aussi. J’y ai lié des amitiés profondes », se réjouit-elle.

Depuis l’âge de 8 ans, Natasha Rey danse. Pas d’héritage familial, mais plutôt un grand coup de foudre. « La danse est ma façon de communiquer, sans parler. C’est ma façon de m’exprimer », confie-t-elle.

Danse jazz, ballet, hip-hop, Natasha Rey est passée par tous les styles. Différents styles, mais un point commun : la discipline. « La danse est un sport strict. Il faut tendre vers la perfection. S’entraîner, s’entraîner, s’entraîner pour se régler, pour accomplir le mouvement parfait », sourit-elle.

Différents professeurs aussi, et autant de voix à l’avoir guidée. « Quand je danse, je me rappelle toutes ces petites choses que l’on m’a dites pour sans cesse m’améliorer. Imite l’animal qui tend l’oreille dans la forêt pour garder le dos droit. Garde les pieds plats de façon à ce que les souris ne puissent pas passer. Imagine que tes doigts sont des plumes… », énumère t-elle.

Des astuces qui ont fait d’elle une des meilleures danseuses canadiennes de hip-hop de sa génération : une sixième place internationale en 2011 pour l’équipe canadienne, la médaille d’or élite nationale fin avril 2013. « C’est bon de gagner, mais peut-être encore plus de perdre. On apprend toujours plus de ses échecs. Ça donne la rage au ventre pour se dépasser », bouillonne la jeune danseuse.

Après cette saison d’entraînement intensif, Natasha Rey s’accorde un peu de repos. Avant de reprendre à la rentrée, sur les chapeaux de roue. « Je vais lancer mon équipe de danse à l’école, au Collège Louis-Riel, pour permettre à ceux qui n’ont pas les moyens de s’essayer à la danse, pour le fun », s’exclame-t-elle. Encore deux ans à l’école, avant de multiplier les auditions et tenter de devenir danseuse professionnelle et fonder son propre collectif à Toronto ou Los Angeles.

 

 

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