Natif de La Salle, Léon Cenerini adore un bon challenge. C’est pourquoi le footballer s’est joint à la toute nouvelle équipe des Ravens de l’Université de Carleton.

Léon Cenerini.
Léon Cenerini. Photo : Gracieuseté les Ravens de l’Université Carleton

Passionné de football et athlète habile, Léon Cenerini a quitté sa terre manitobaine natale cet été pour intégrer l’équipe des Ravens de l’Université de Carleton, à Ottawa.

« L’équipe des Ravens vient tout juste d’être remise sur pied, après une absence de 15 ans, explique le Franco-Manitobain natif de La Salle. C’est pour cette raison précise que j’ai accepté de me joindre à l’équipe. D’autres équipes universitaires canadiennes ont des équipes réputées, voire très fortes, mais la grande attraction est de pouvoir contribuer à la création d’une toute nouvelle équipe et, qui sait, d’une future légende du football canadien.

« En fait, un grand nombre de mes coéquipiers sont du même avis, poursuit-il. Nous sommes tous venus à Ottawa dans le but de former une équipe d’un calibre élevé. Plusieurs de nos entraîneurs ont quitté des situations plus payantes dans des équipes établies pour se joindre à nous. Notre coordonnateur à la défense, qui m’a invité d’intégrer l’équipe, a quitté l’Université Queen’s, à Kingston, en Ontario, parce qu’il voulait contribuer à la création de footballers pouvant déjouer des adversaires expérimentés. En somme, tous les Ravens aiment un bon challenge. »

Léon Cenerini pratique le football depuis l’âge de dix ans. À 12 ans, il jouait pour une ligue amateur. Mais c’est au secondaire qu’il estime être devenu un inconditionnel du sport.

« Je suis devenu sérieux lorsque je suis devenu membre des Crusaders de St. Paul’s High School, une école catholique de Winnipeg, explique-t-il. C’est alors que j’ai conclu que le football est le sport d’équipe par excellence, celui qui, à mon avis, exige le meilleur esprit de corps. Quand tu travailles aussi fort que tu le peux pour des coéquipiers, cela les encourage de faire la même chose pour toi. Ainsi, ensemble, tout le monde monte au prochain pallier, pour bâtir une équipe gagnante. »

Une autre attraction du football : l’élément stratégique. « Après un match, les Ravens examinent ensemble le jeu et la technique de l’adversaire, afin de voir comment nous pourrons mieux les déjouer la prochaine fois, explique Léon Cenerini. Nous prenons également le temps d’étudier nos propres performances. Comme ça, nous sommes en mesure de jouer sur nos forces et sur les faiblesses des autres équipes. L’analyse que nous faisons ressemble avant tout au maître des échecs qui contemple l’échiquier. »

Au moment d’écrire ces lignes, les Ravens n’avaient affronté que trois équipes, sans l’emporter sur l’adversaire. « Nous sommes surtout composés d’athlètes en première année d’université, et nous nous défendons contre des joueurs expérimentés qui ont presque quatre ans de plus que nous, soutient Léon Cenerini. Tôt ou tard, notre présence se fera sentir. On apprend vite.

« Je veux réaliser mon potentiel, poursuit-il. Je possède de bonnes habiletés physiques et mentales, et j’essaie d’être un leader en fournissant l’exemple dans le domaine de l’engagement total. »

Entre les pratiques et les matchs, Léon Cenerini se tient fort occupé par ses études en criminologie. « C’est un programme d’étude particulièrement fascinant, signale-t-il. On peut se lancer dans plusieurs professions une fois qu’on a obtenu ce baccalauréat. À ce point-ci, j’aimerais évidement poursuivre une carrière en tant que footballer professionnel. Or, si jamais cela ne s’avérait pas possible, je sais que le travail policier serait un choix de carrière fort alléchant. »

Par Daniel BAHUAUD

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