La rumeur circulait depuis quelque temps. Daniel Vandal, conseiller municipal de Saint-Boniface, sera bel et bien candidat à l’investiture du Parti libéral du Canada dans la circonscription de Saint-Boniface.

Daniel Vandal a annoncé, le 15 octobre dernier, qu’il se présentera à l’inves­titure du Parti libéral du Canada, pour la circonscription de Saint-Boniface.

Conseiller municipal de Saint-Boniface à la Ville de Winnipeg de 1995 à 2004, et depuis 2006, l’ancien boxeur se dit confiant qu’il pourra non seulement obtenir, en 2014, la candidature libérale, mais défaire la députée conservatrice actuelle, Shelly Glover.

Daniel Vandal
Daniel Vandal souhaite se présenter aux élections fédérales de 2015.

« Ma première tâche sera de remporter l’investiture du Parti, indique Daniel Vandal. Après cela, je pourrai me concentrer sur la tâche de convaincre les citoyens que Saint-Boniface mérite un meilleur représentant au niveau fédéral. Les Bonifaciens ont besoin d’un représentant honnête et fiable. Personne n’est au-delà de la loi et du système électoral.

« J’aimerais encourager un style plus interactif et collaboratif, poursuit-il. C’est ensemble qu’on pourra faire rayonner notre communauté. Les libéraux doivent rebâtir la confiance des citoyens en le système politique, et les encourager de jouer un rôle plus actif dans la vie politique de leur circonscription. »

Pour sa part, le politologue, Raymond Hébert, estime que Daniel Vandal serait « un candidat solide, bien positionné pour affronter Shelly Glover ».

« Daniel Vandal a fait ses preuves comme politicien au niveau municipal, rappelle-t-il. Cela arrive souvent à Winnipeg que le fait d’être conseiller à la Ville conduise à une carrière au niveau provincial et fédéral. Il s’inscrit dans une tradition toute winnipégoise. »

« Ma plus grande force est ma connaissance intime de la communauté, fait remarquer Daniel Vandal. Je représente Saint-Boniface depuis longtemps, et cela comprend Sage Creek autant que le Vieux Saint-Boniface. Je connais tous les joueurs et tous les enjeux. J’adore représenter cette communauté bilingue et je veux continuer de le faire sous une différente capacité. »

Le Franco-Manitobain devra cependant relever des défis de taille, avance Raymond Hébert. « Pour détrôner les conservateurs, Daniel Vandal devra unifier la gauche à Saint-Boniface, rappelle Raymond Hébert. Ce n’est pas évident, malgré le fait que Daniel Vandal ait souvent été considéré comme personne à tendance néodémocrate. De plus, à comparer au Parti libéral, la base néodémocrate fédérale à Saint-Boniface n’est pas grande. Mais elle est solide. Lors des élections de 2011, le NPD a déniché 16 % du vote. Et en 2006, alors que le candidat NPD, Mathieu Allard, s’est présenté, les néodémocrates ont réussi à obtenir 21,9 % des voix. C’est énorme. »

En outre, rappelons également qu’en 2011, la conservatrice Shelly Glover a remporté 50,3 % du vote, alors que le candidat libéral, Raymond Simard, n’avait réussi qu’à obtenir 30,8 % des voix. Et ce, malgré le fait qu’il avait été élu député en 2006, en 2004 et en 2002.

Pour sa part, Daniel Vandal se veut optimiste, et croit que le temps est propice au changement.

« Le Parti libéral du Canada a une longue et importante histoire à Saint-Boniface, avance-t-il. Je crois que c’est le parti qui sait comment bien représenter son caractère unique, à titre de communauté bilingue. Par ailleurs, j’ai eu la chance de travailler pour Justin Trudeau, en tant que co-président de sa campagne bonifacienne, lors de la course à la chefferie du Parti libéral du Canada. Je partage sa vision politique, que j’estime est supérieure à celle offerte par Stephen Harper et les conservateurs. Justin Trudeau représente un espoir réel pour le Canada. Il préconise la transparence, un bilinguisme authentique et sait inspirer la jeunesse. C’est le moment idéal pour faire partie d’une équipe libérale forte. »

 

Par Daniel BAHUAUD