De gauche à droite : Simon Miron, Geneviève Pelletier, Natalie Feheregyhazi, Francis Fontaine, Miguel Fortier, Anna-Laure Koop, Micheline Girardin et Keith Damboise.
De gauche à droite : Simon Miron, Geneviève Pelletier, Natalie Feheregyhazi, Francis Fontaine, Miguel Fortier, Anna-Laure Koop, Micheline Girardin et Keith Damboise.

Du 17 octobre au 2 novembre, les planches du Cercle Molière seront de nouveau envahies. Si ce sont les mots de Florian Zeller qui résonneront, le public aura aussi l’opportunité de se plonger dans l’univers vif et épuré de Geneviève Pelletier.

Au Manitoba, peu nombreux sont ceux qui connaissent Florian Zeller, écrivain dramaturge français. C’est pourtant avec l’une de ses créations, Le Père, que la directrice artistique du Cercle Molière et metteure en scène de la pièce, Geneviève Pelletier, a choisi de lancer la 88e saison du Cercle Molière. Présentée pour la première fois à Paris en 2012, la pièce a su provoquer l’engouement général et n’a pas manqué de séduire l’artiste manitobaine. « Je suis tombée amoureuse de ce texte, révèle Geneviève Pelletier. Il inaugure ma première saison en tant que directrice artistique au Cercle Molière alors je voulais vraiment faire plonger le public dans un univers qui me fascine, dans lequel j’ai confiance. »

L’épreuve des sentiments

Du 17 octobre au 2 novembre, le public aura ainsi l’opportunité de découvrir un monde au parfum de déjà-vu. Celui d’André et d’Anne, d’un père vieillissant et d’une fille refusant de se pencher sur les ravages du temps. Car progressivement, il devient impossible de nier cette nouvelle réalité, celle d’un père victime de l’Alzheimer, sombrant chaque jour un peu plus dans la démence. La forme même de la pièce fait écho à cet état de confusion. Les pistes chronologiques sont brouillées, certaines scènes se répètent, les 15 actes sont saccadés et vacillent constamment entre le rire et les larmes. Une véritable « farce tragique », comme l’appelle Florian Zeller, qui raconte la lente prise de conscience de la maladie et le refus de voir disparaître l’être aimé. « Cette pièce nous plonge dans l’expérience de la folie et de l’oubli, souligne Geneviève Pelletier. Elle ne laisse pas le spectateur inactif. Au contraire, le texte est fort et actuel. Il amène le public à transposer sa propre expérience sur ce qui se déroule sur scène. À tel point que peu à peu, la réalité et le théâtre se confondent. »

Rétrospection théâtrale

Et pour Geneviève Pelletier, cette première pièce n’était pas seulement l’occasion d’aborder un sujet actuel et poignant. À travers sa mise en scène, c’est au Cercle Molière qu’elle veut rendre hommage. Six comédiens se disputeront en effet l’espace : celui dont la réputation n’est plus à faire, Francis Fontaine, accompagné de Natalie Feheregyhazi, Micheline Girardin, Keith Damboise, Simon Miron, et la jeune novice Anna-laure Koop. « J’ai volontairement choisi de mettre en scène un panel varié de comédiens en écho à la versatilité inhérente au Cercle Molière, explique Geneviève Pelletier.

«  J’ai aussi choisi un sujet qui touche tout le monde pour encourager le dialogue avec le public, ajoute-t-elle. Le Cercle Molière a grandi avec la communauté et lui appartient. Or c’est un fait qu’ici comme partout au Canada, les salles se vident un peu plus chaque année. J’aimerais donc ramener la fébrilité d’antan, encourager le public à se tourner à nouveau vers le théâtre. »

 

 

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