La Cour provinciale et la Cour du Banc de la Reine demeureront à leur emplacement actuel du 227, boulevard Provencher. Une situation temporaire favorablement accueillie par la Société franco-manitobaine.

Daniel Boucher devant le 227 boulevard Provencher.
Daniel Boucher devant le 227 boulevard Provencher.

Le palais de justice de Saint-Boniface demeurera au 227, boulevard Provencher, grâce à une entente conclue entre la Province et le nouveau propriétaire de l’édifice, le Docteur Marc Fréchette.

Ainsi, la Cour provinciale, la Cour du Banc de la Reine et la Cour des petites créances continueront de siéger à Saint-Boniface, et ce sans les interruptions qu’aurait provoqué le déménagement préalablement prévu au Centre des services bilingues, situé rue Des Meurons.

« Nous sommes heureux que le déménagement n’ait pas lieu, déclare le président-directeur général de la Société franco-manitobaine, Daniel Boucher. Le nouveau propriétaire a négocié un bail de deux ans avec la Province. C’est une bonne décision, qui nous permet de miser sur une solution permanente. »

On se rappellera que Justice Manitoba avait décidé, le 14 février dernier, de fermer le palais de justice, suite à la résiliation du bail de l’immeuble par la Ville de Winnipeg. La majorité des services était censée déménager au centre ville de Winnipeg.
Le 21 février dernier, le premier ministre, Greg Selinger a annoncé que le palais de justice allait demeurer à Saint-Boniface, sans toutefois préciser à quel endroit. Il a par ailleurs mis sur pied un comité chargé de trouver une solution permanente, sur lequel siègent la SFM et l’Association des juristes d’expression française du Manitoba.

« Bien que ce soit un grand pas dans la bonne direction, le maintien du palais de justice au 227 Provencher n’est toujours pas cette solution permanente, indique Daniel Boucher. Mais j’ai bon espoir que les services juridiques pourraient être livrés en permanence au 227, boulevard Provencher. D’une part, la Province fera quelques rénovations au palais de justice, malgré le bail de deux ans. À mon avis, il s’agit d’un geste de confiance.

« D’autre part, le comité chargé de trouver une solution permanente continue d’étudier les scénarios possibles, poursuit-il. Notre vision à long terme est d’établir un centre juridique pouvant intégrer en un même endroit tous les services juridiques. À l’heure actuelle, toutes les options sont sur la table. Reste évidemment à savoir ce que Marc Fréchette compte faire avec le reste de l’édifice. »

En effet, l’édifice est censé accueillir une clinique. Pour sa part, Marc Fréchette, qui a été contacté par La Liberté, préférait ne pas commenter la situation.

Daniel BAHUAUD

 

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