Dans sa vision de développement pour le boulevard Provencher, Entreprises Riel y voit d’ici quelques années la construction d’un hôtel.

Le directeur général d’Entreprises Riel, Normand Gousseau espère, dans les prochaines années voir un hôtel sur la Provencher.
Le directeur général d’Entreprises Riel, Normand Gousseau espère, dans les prochaines années voir un hôtel sur la Provencher.

Faire du boulevard Provencher un lieu attrayant où règne la joie de vivre, c’est l’un des objectifs que s’est fixé Entreprises Riel. « Je veux que la Provencher devienne une destination », confie le directeur général de l’organisme, Normand Gousseau. Depuis plusieurs années, un travail se fait dans ce sens mais le résultat n’est pas encore celui escompté.

| Un hôtel, où?

Pour réaliser ce rêve, un hôtel sur cette artère qui se veut la principale de Saint-Boniface pourrait être la solution. « Mon rêve, c’est de voir un hôtel s’ouvrir sur la Provencher, déclare Normand Gousseau. Le boulevard Provencher est en transition depuis très longtemps. La construction d’un hôtel donnera une nouvelle dynamique au boulevard. »

Un projet qui est déjà très attendu même si pour le moment, on en est encore loin. « Ce serait vraiment une bonne chose pour le développement économique du boulevard », pense le président de la ZAC Provencher, Shawn Brandson.

« Un hôtel, ça signifie plus de visiteurs, explique-t-il. Des gens qui iront manger sur la Provencher. Ce serait vraiment bien. »

Et pour l’endroit, pas de problème! Le terrain au 155 boulevard Provencher où était situé jusqu’à récemment le restaurant Step’n Out et les deux l’entourant appartiennent à Entreprises, Riel. « On pourrait utiliser cet espace pour construire un hôtel », avance Normand Gousseau.

| Donner un nouveau souffle

Selon Normand Gousseau, la Provencher ne bénéficie pas actuellement de son plein potentiel. « C’est une artère qui a beaucoup de potentiel », souligne-t-il. Mais pour le moment, on y retrouve à peine une vingtaine d’entreprises. Des entreprises qui se battent pour faire leur place tandis que d’autres plient bagages après quelques temps.

Dans les derniers mois, trois entreprises ont fermé leur porte sur la Provencher. D’abord le restaurant vietnamien Sawatdee (pour des raisons sanitaires), ensuite Step’n Out et enfin le dépanneur qui s’est installé il y a seulement une année environ. Une situation qui semble pourtant normale. « Ce n’est pas différent de ce qui se passe sur d’autres rues, explique Normand Gousseau. Sur la Corydon ou la Osborne c’est la même chose.

« C’est partout la même chose en ville », renchérit Shawn Brandson. Par ailleurs, ce dernier note que pendant que certains partent, d’autres s’installent. « La place où se trouve la chocolaterie est restée vide pendant environ cinq ans, constate-t-il. Le Café Postal aussi, il n’y avait rien à sa place avant. »

« Si l’on constate plus les fermetures d’entreprises, c’est parce que on a tous les yeux rivés sur le boulevard, pense Normand Gousseau. On a tous des attentes et c’est une bonne chose. »

Mais le développement de cette artère pourrait se faire plus tôt que tard. Normand Gousseau a pour l’heure les yeux rivés sur l’ouverture officielle du Musée des droits de la personne. « Je suis sûr que ça va faire avancer les choses, assure-t-il. Un jour on va atteindre notre objectif pour le boulevard Provencher et passer à autre chose. »

Wilgis AGOSSA

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