La communauté de Saint-Georges reste bouleversée par l’incendie qui a ravagé son Musée, et qui a emporté une part importante de son patrimoine.

Diane Dubé contemple la marchette endommagée par la fumée lors de l’incendie au Musée de Saint-Georges. Elle avait été utilisée par sa mère, Eugénie Boulet
Diane Dubé contemple la marchette endommagée par la fumée lors de l’incendie au Musée de Saint-Georges. Elle avait été utilisée par sa mère, Eugénie Boulet.

Un incendie d’envergure a détruit, dans le 17 mai dernier, une partie du Musée de Saint-Georges, détruisant une quantité importante d’artéfacts, et laissant la communauté francophone sous le choc.

« L’incendie s’est produit vers les 3 h 30 du matin, dans la nuit du vendredi au samedi, explique la secrétaire-trésorière de la Société historique de Saint-Georges (SHSG), Diane Dubé. Accourue dès que possible sur les lieux, je suis restée bouche bée. Le Musée contient plus de 1 200 artéfacts, et nous en avons perdu une quantité importante. »

En effet, toute la section du milieu du Musée est passée aux flammes. « Elle contenait des expositions permanentes, conçues et installées dans les deux dernières années, indique Diane Dubé. Il y avait une reproduction de l’intérieur d’une maison à l’époque des pionniers de Saint-Georges, ainsi que sur la construction, en bois équarri, des édifices du temps. »

Des artéfacts portant sur les Autochtones, les Voyageurs, les premiers missionnaires ainsi que les premiers bûcherons et l’établissement de l’usine de pâte et de papier de la Manitoba Paper Company ont aussi été perdus.

« Ce sera un travail majeur d’évaluer nos pertes, indique Diane Dubé. Fort heureusement, l’an dernier, des étudiants universitaires embauchés par le Musée ont pris des photos de chaque artéfact. L’archive nous permettra d’établir précisément ce qui a été perdu, ce qui a été endommagé par les flammes ou par la fumée, et ce qui est intacte. Cet inventaire servira également à nos assureurs. »

Au moment d’écrire ces lignes, la cause, et les coûts des dégâts, restaient à déterminer. « Nous croyons connaître ce qui a précipité l’incendie, mais nous devons attendre que le Commissaire aux incendies dépose son rapport avant de commenter, déclare Diane Dubé. En attendant, on se mobilise pour vider le Musée, et pour entreposer les artéfacts ailleurs. C’est important pour réduire le risque de moisissure. Ensuite, il faudra voir avec nos assureurs comment procéder pour le nettoyage de ce qui est récupérable. »

Quant au projet à long terme d’agrandir le Musée, entamé en 2011 par la SHSG, Diane Dubé confie qu’elle « n’en sait rien ». « Tout dépendra de ce que nous diront les assureurs », souligne-t-elle.

Entre-temps, les résidants et les anciens de Saint-Georges sont toujours sous le choc. « Au fil des années, mes parents ont contribué quantité d’artéfacts sur l’époque des pionniers, en particulier sur la famille pionnière Dupont, explique une ancienne de la communauté, aujourd’hui résidante de Saint-Boniface, Marie Dupont. Ces chaises, lits, photos, vêtements sont maintenant disparus ou endommagés. C’est bouleversant. Tout Saint-Georges en parle. On est à l’envers. »

Daniel BAHUAUD

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