En 1964, Robert Campeau donnait sa vie à Dieu et devenait prêtre de l’église catholique. Depuis, 50 années sont passées.

Cinquante ans de prêtrise plus tard, l’abbé Robert Campeau témoigne encore avec la même ferveur du feu de l’amour de Dieu.
Cinquante ans de prêtrise plus tard, l’abbé Robert Campeau témoigne encore avec la même ferveur du feu de l’amour de Dieu.

L’abbé Robert Campeau célèbre ce 8 juin son jubilé d’or. (1) Cinquante années de prêtrise au cours desquelles le francophone originaire de Montréal a donné sa vie à l’Église catholique au sein de la communauté manitobaine.

Dès son ordination en 1964, Robert Campeau a d’abord été vicaire à Saint-Norbert puis curé de la même paroisse avant de devenir directeur du Petit séminaire. Toutes ces saisons qui sont passées depuis ces jeunes années de prêtrise n’ont pas réussi à effacer les souvenirs de son cheminement dans la foi, encore moins à éteindre le feu de l’amour divin qui brûle en lui depuis sa tendre enfance.

D’ailleurs, toutes ces années sont passées trop vite selon lui. « Je n’ai même pas pu m’en rendre compte, affirme l’abbé Robert Campeau. La prêtrise, c’est engageant. Ce n’est pas simplement un travail. C’est une vocation dans laquelle tu investis tous les aspects de ta vie.

« Je compare ça un peu à un père et à une mère qui ont élevé un enfant, renchérit-il. Tout un coup, il a 18 ans et c’est un adulte. C’est ça la vocation. C’est un investissement dans lequel on donne toute sa vie. »

Et comme prêtre, le cheminement de l’abbé Robert Campeau a été différent de bien d’autres. En effet, son parcours qui a continué sous d’autres cieux après son séjour au Petit séminaire ne l’a pas souvent conduit à servir dans les paroisses. Son appel était ailleurs. « Je n’étais pas fait pour être un prêtre de paroisse, explique-t-il. C’est dans la formation que je pouvais donner le meilleur de moi-même.

« Ici, dans le diocèse de Saint-Boniface, j’ai pu vivre ma vocation, poursuit l’abbé Robert Campeau. Ce qui a été le plus important pour moi dans mon parcours comme prêtre, c’est le contact avec les gens. »

Un aveu qui contraste avec le jeune garçon qu’il a été à Montréal avant que cette flamme ne s’allume en lui. « J’étais solitaire. Je n’avais pas beaucoup d’amis », se rappelle Robert Campeau. Et dans sa solitude, ses ballades quotidiennes prenaient souvent fin au pied de la croix dans une église. « À l’église, ce sont les moments où je me sentais bien dans ma peau, confie-t-il.

« Je me sentais enveloppé et je savais qu’il y avait une présence là avec moi, ajoute-t-il. Je n’étais pas seul. » C’est dans ce cheminement, dans son monde solitaire qu’un jour le jeune garçon rencontra un aumônier qui, de fil en aiguille le mit en contact avec Mgr Maurice Baudoux, alors qu’il était de passage à Montréal comme archevêque du diocèse de Saint-Boniface. « J’étais en 12e année, se rappelle l’abbé Robert Campeau. Je l’ai rencontré et il m’a fasciné. À partir de là, c’était clair que je partais au séminaire au mois de septembre. »

Malgré les émotions et les larmes d’une mère triste de voir pour la première fois un de ses enfants partir si loin, au Manitoba, la décision de l’abbé Robert Campeau était prise. « Pour elle, c’était déchirant, mais pour moi, c’était clair, souligne-t-il.

« Quand je suis arrivé au Manitoba, j’ai été fasciné! Poursuit l’abbé Robert Campeau. J’ai fait sept ans d’études et j’ai été ordonné prêtre. Et me voilà, 50 ans plus tard et je suis toujours fasciné. Dans tout mon parcours, j’ai toujours senti que Dieu était là. Il était comme mon phare et me donnait la direction. Heureusement qu’il était là, car je n’y serais pas arrivé. »

(1) La messe d’action de grâce pour son 50e anniversaire de prêtrise aura lieu à la paroisse Cathérale de Saint-Boniface et sera suivi d’un repas de fête au sous-sol. Des billets sont disponibles au 233-ALLÔ.

Wilgis AGOSSA

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