Justin Trudeau - LA LIBERTÉ
Justin Trudeau.

La bonne entente, surtout au niveau international, est essentielle. On n’a qu’à penser à la récente conférence sur l’environnment à Paris. Mais cette semaine, une question centrale se pose : quelle est la valeur de la bonne entente entre pays? Et quel prix doit-on payer pour la maintenir?

Pas facile à rouler, ce joint

Pour légaliser la marijuana, le gouvernement Trudeau devra franchir plus d’obstacles que prévu.

C’est ce qui ressort d’une note de breffage préparée pour le Premier ministre Justin Trudeau par Errol Mendes, un expert en droit international. « Ça pourrait prendre des années », a indiqué Mendes au Huffington Post.

Et pourquoi donc? « Plusieurs pays d’Amérique latine, sans même parler des États-Unis, s’opposent à la légalisation de la marijuana. Si les Républicains forment le prochain gouvernement américain, on peut imaginer le tollé que le projet canadien pourrait provoquer. »

Autre barrière à la fumée artificielle : le Canada est signataire de trois traités internationaux rendant criminelle la possession et le trafic de la marijuana. Le plus ancien remonte à 1961.

« Le Canada devra explorer comment il tiendra la communauté internationale au courant de son projet. Et comment il ajustera ses obligations dans un monde où la marijuana est illégale dans la majorité des pays. »

Un contrat est un contrat est un contrat?

Le gouvernement Trudeau continuera de vendre des véhicules militaires légèrement armés à l’Arabie saoudite, malgré le piètre bilan du pays en matière des droits de la personne. Et malgré le fait que le contrat de vente avait été négocié en 2014 par le gouvernement Harper.

Fabriqués par General Dynamics Land Systems, une entreprise basée à London, en Ontario, les véhicules représentent un contrat de près de 15 milliards $ pour la firme canadienne.

Au coeur de la controverse : l’Arabie saoudite a exécuté un nombre record de prisonniers en 2015. Y compris le cheik Nimr al-Nimr, un des plus célèbres clercs chiites du pays.

Stéphane Dion, le ministre des Affaires étrangères a déclaré à la CBC : « Nous n’annulerons pas ce contrat. Nous réexaminerons la manière dont ces ententes sont évaluées. Mais pour le moment, ce qui est fait est fait. »

Au grand bonheur de John Baird, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Stephen Harper : « Nous vendons du matériel militaire à bien des pays. Je signerais à nouveau ce contrat. Le fait que les libéraux l’honorent dit tout. »

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